PREMIÈRE CAMPAGNE DE L’EST.
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« van que le plus tard possible. » Les troupes du généralGaribaldi recevaient donc mission de défendre les défilésdu Morvan et de couvrir la direction de Nevers en don-nant la main au colonel Bonnet à Chagny. Le comman-dant de l’armée des Vosges était en outre invité à se con-certer avec le général Crouzat, qui avait ordre « de tenir« grand compte de ses précieuses indications ».
Ici encore l’absolue nécessité d’un commandement su-périeur indiscuté était impérieusement démontrée. Cen’était pas par simple concert de bonne volonté entre lesnombreux commandants de toute cette région qu’on pou-vait obtenir des opérations bien conçues, rapides et éner-giques. Une autorité plus haute que la leur était indis-pensable pour coordonner leurs efforts et les diriger. Maisle Gouvernement, loin de remédier à cette situation, lais-sait toujours indécise la question du commandement hié-rarchique. Il ne pouvait, en effet, subordonnera personnele général Garibaldi et il ne voulait point tenter de mettresous ses ordres aucun général français.
A chaque instant, les difficultés suscitées par ce com-mandement étranger s’accusaient donc de plus en plus.Les crises allaient se multiplier et cette situation devaitdemeurer sans autre issue possible que la retraite de lapersonnalité qui l’avait fait naître.
Escarmouches entre l'armée des Vosges et le XIV e corps.— Pendant que ces différents mouvements se concer-taient et se préparaient de notre côté, le commandantdu XlV f corps allemand recevait avis du grand quartiergénéral, dès le 3 novembre 1 , que la II e armée alle-
1- Voir à l'appendice ces instructions très importantes comme méthode degarde-flancs pour les communications.