142 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
mande atteindrait Troyes et Châtillon-sur-Seine vers le8. Le général de Werder était invité en même temps, Jtout en surveillant Besançon, à pousser des détache- jments jusqu’à Dole, Are-et-Senans et Chalon-sur-Saône 1 , jIls allaient se heurter aux avant-postes de l’armée des jVosges qui, gardant le cours de l’Ognon et celui de Ila Saône, formaient un vaste demi-cercle autour de iDijon.
Le 5, un petit engagement avait lieu devant Saint-Jean-de-Losne 2 , au pont de Saint-Usage. Les corpsfrancs, commandés par le général Bossak-Haucke (Éga-lité de Marseille, Éclaireurs du Rhône, Vaucluse), seportaient contre 2 compagnies badoises qui s’étaientavancées sur ce point, soutenues par 2 pièces. Ils lesrepoussaient. En même temps, uri corps de francs-ti-reurs surprenait le poste allemand établi à la gare deGenlis, puis se repliait. Enfin, un petit combat heu-reux également était livré, à Germigney, aux recon-naissances allemandes, qui suivaient la route de Gray àDole.
L’ennemi, trompé par ces démonstrations, croyait à unmouvement offensif de l’armée des Vosges sur Dijon etGray; il renforçait en conséquence ses avant-postes à Di-jon et il y resserrait ses cantonnements ; en même temps,il amenait de nouvelles troupes à Gray.
Mouvement de l’armée de l’Est sur Chagny-
— Le 8 au matin, l’armée de l’Est abandonnait Besan-
1. Chalon-sur-Saône, nœud de roates qui permet l’offensive dans tontes i« sdirections.
2. Voir le télégramme du général Michel en date du 6 novembre,page 138.