PREMIÈRE CAMPAGNE DE L’EST.
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çon 1 et commençait son mouvement vers Chagny 2 . Le corpsfranc des Vosges flanquait sa droite en suivant la lisièrenord de la forêt de Chaux. Dans la soirée, elle cantonnaitaux environs de Mont-sous-Vaudrey et le commandantsupérieur conférait avec le comité de défense du Jura. Onconvenait de faire occuper, le jour même, les ponts du
1. Après le départ de l’armée de l’Est, Besançon n’a plus comme garnisonque :
2 bataillons du 63 e de marche à 2 compagnies de 400 hommes (cadres in-complets) .
1 bataillon du 15 e de chasseurs à 2 compagnies.
3 bataillons de garde mobile du Doubs (bien organisés).
1 bataillon de la Haute-Garonne.
1 bataillon de Tarn-et-Garonne.
1 bataillon du Haut-Rhin.
1 bataillon des Hautes-Alpes.
1 bataillon des Vosges.
En tout, 11 bataillons d’infanterie et 1 batterie de 4 sans attelages (sauf pour2 pièces), 1 section du génie de 70 hommes et le bataillon des mineurs de laLoire, sous les ordres du général de Prémonville, puis du général Rolland (ma-rine).
2. Byans, 8 novembre 3 h 15. Général Crouzat à Guerre.
« Le mouvement indiqué par mon prédécesseur pour se porter sur Chagny acommencé ce matin. L'armée est U Quingey. Elle doit être demain au delà deMouchard. Je fais ce mouvement avec répugnance parce que je ne crois pasarriver à temps à Chagny et à Nevers. Lors même que j’arriverais à temps àChagny, je ne pourrais probablement pas y rester et je me verrais obligé deme replier sur Lyon en défendant le terrain pied à pied pour retarder l’ennemisans pouvoir l’arrêter. Selon moi, l’armée de l’Est devrait manœuvrer autourde Besançon et être toujours à même de se jeter sur Belfort sur les com-munications de l’ennemi par la vallée de la Saône avec ligne de retraite surLyon par Lons-le-Sanlnier et au besoin par l'ontarlier. Peut-être aurions-nousfini par être coupés de Lyon, mais au moins, nous aurions conservé jusqu’à lafin le drapeau français dans des contrées si éminemment françaises. Pour cela,il suffirait d’envoyer à Pontarlier et à Besançon de grands approvisionnementsdames, de cartouches, de munitions, de chaussures, etc.
* Il ne me reste pins qu’à continuer mon mouvement commencé et à attendrevos ordres. »
Général Crouzat à général Garibaldi et à colonel Bonnet.
« Je compte arriver dans 4 jours à Chagny avec 30,000 hommes et 40 piècesPrêt à combattre. »