CAMPAGNE DE BOURGOGNE.
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saires pour surmonter les mauvais vouloirs et l’inertiede cette administration. « Le général Mazure, écrivait le« préfet, comme son prédécesseur Espivent, paraît ne« rien comprendre à la situation. Il ne veut entendrepar-« 1er que de l’armée, quand il n’y a plus d’armée et que la« nation seule reste. Il s’isole dans sa caserne; faites qu’il« m’écoute, je serai bientôt maître ici. »
Loin de se douter de cette situation, le général Mazurerendait compte au ministre, le 16 septembre, qu’il étaitdans de meilleurs rapports avec les autorités civiles dudépartement du Rbône. Grâce à leurs efforts communs, ilespérait encore parvenir à calmer l’effervescence populairequi entretenait, depuis plusieurs semaines, l’anarchie et ledésordre dans la ville de Lyon.
Mais les occasions de conflit ne cessaient de se multi-plier. Le peuple de Lyon entendait exercer un contrôledirect sur l’état des ressources militaires existantes. Lecommandant militaire s’y refusait. Il réclamait l’état desiège. Le préfet exigeait, au contraire, la subordination del’autorité militaire à l’autorité civile. Les pouvoirs diviséss’émoussaient chaque jour davantage et l’anarchie s’accu-sait de plus en plus.
En présence de ces dissensions, le Gouvernement de laDéfense nationale estimait avec sagesse qu’il fallait, à toutprix, éviter un conflit armé et la guerre civile. Toutes lesforces militaires devaient, sans exception, être employéesà combattre l’envahisseur. Il ne fallait point s’exposer à lanécessité d’en distraire aucune pour pacifier Lyon. Unerépression par la force était intempestive. Le Gouverne-ment donnait donc au préfet pleins pouvoirs de prendre,sous sa responsabilité, toutes les mesures nécessaires pourassurer l’ordre et la paix publique (30 septembre). M. Chai-