CAMPAGNE DE BOURGOGNE.
169
lance de la région du Doubs et de la Saône. Bien qu’ilen eût distrait momentanément un effectif imposant,afin de renforcer les armées de la Loire et de sou-tenir des opérations dont il espérait un résultat plusimportant, il conservait cependant la volonté de re-prendre, à bref délai, l’offensive dans la direction deBelfort.
A la date du 26, le ministre de la guerre écrivait
en effet au gouvernement central : . « Je suis
« occupé à constituer avec les contingents du Midi, à« Lyon même, une armée, capable de se jeter vigou-« reusement dans l’Est, qui donnerait la main à Bel-« fort pour prendre les Vosges à revers. Mais c’est« une question qui demande au moins six grandes se-« maines.
« Les populations de l’Alsace sont animées du plus ar-« dent patriotisme. Elles s’échappent par la Suisse et, à« l’aide de crédits ouverts, nous les rapatrions sur Lyon« pour les encadrer dans cette armée encore embryon-<( naire ‘. »
III. — Armée des Vosges.
Mission. Situation. Positions occupées. — Un
second commandement était établi parallèlement à celuide Lyon. C’était Xarmée des Vosges. Elle était récemmentarrivée à Autun et le général Garibaldi venait de la formerdéfinitivement en 4 brigades. Son effectif, qui atteignait
1. Lyon, an 1 er décembre, renfermait 32,684 hommes de tronpes organisées«t endivisionnées. (Divisions La Serre et Bousquet.)