178 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
Les troupes d’Aulun 1 se dirigeaient sur ce point parArnay-le-Duc, Bligny et la vallée de l’Ouche.
1. Colonne d'Antun, d'après l'ouvrage du colonel Bordone.
HOMMES.
1° Carabiniers génois. 150
2° Cavalerie. 43
3° Légion Tanara. 700
4° 2 batteries. 270
5° Mobiles de la 3 e brigade.1,500
G 0 Génie auxiliaire. 120
7° Guides italiens. 100
Total ..... 2,883
L’examen de cette situation soulève de nombreuses observations :Cavalerie. — L’effectif concorde à peu près avec celui du détachement du7 e chasseurs à cette date.
La Légion Tanara comptait, au 14 novembre, 3 bataillons :
HOMMES.
2 bataillons Tanara. 900
1 — Massa. ICO
Total. 1,000 au lieu de 700.
2 batteries. — Nous croyons pouvoir affirmer que ces 2 batteries furent ex-pédiées le 25 novembre par chemin de fer sur Epinac.
Mobiles de la 3 e brigade. — C’étaient les gardes mobiles des
HOMMES.
Alpes-Maritimes. 750
Basses-Alpes.1,000
Basses-Pyrénées. 900
Total .... 2,(550 au lieu de 1,500.
Guides italiens. — Leur situation particulière à la date du 20 porte leureffectif à 07 seulement au lieu do 100.
L’effectif de la colonne d’Autun aurait donc été de 4.300 environ.
La chose présente sans doute peu d'importance par elle-même ; mais il estindispensable dans nue étude d’organisation et. d’opérations, de se rendre biencompte du degré d’exactitude des sources consultées. On ne peut exiger, il estvrai, d’un écrivain non militaire la clarté et la compétence d’un chef d état-major régulier. Toutefois l’examen attentif des renseignements, possibles à con-Irôler, nous fait comprendre la manière dont il faut lire le colonel Bordone.Son imagination l’entraîne souvent ; il est, souvent aussi, incomplètement ren-seigné sur les opérations mêmes do l’armée qu’il dirigeait en réalité. Enfin il nepossède vraisemblablement pas l’ensemble des connaissances nécessaires pourprésenter, d'une façon précise, les diverses phases do tout mouvement militaire.