CAMPAGNE DE BOURGOGNE. 479
Une seconde colonne suivait la route de Vandenesse,Commarin et Sombernon.
Enfin la 4 E brigade, destinée à former la réserve, reve-nait de Cbatillon par Montbard, Semur et Arnay-le-Duc,où elie prenait la direction de Pont-de-Pany à la suite dela seconde colonne.
Le mouvement général, commencé le 21, était terminépour les deux premières colonnes, malgré beaucoup dedésordre dans les marches, le-24 au soir. Deux bataillonsde gardes mobilisés de la Haute-Saône, sous le comman-dement du lieutenant-colonel Pelletier 1 , un certain nombrede troupes nouvellement arrivées et les dépôts des différentscorps continuaient à occuper Autun, sous les ordres ducolonel Lobbia 2 .
Concours prêté par le commandement de Lyon. — Enoutre, le général Bressolles, investi du commandement deLyon, adressait à Chagny au général Pellissier, qui com-mandait les gardes mobilisés de Saône-et-Loire, l’ordre deprêter son concours à l’armée des Vosges 3 . Il recomman-dait également au général Crévisier, alors à Mâcon, de•s’entendre avec le commandant de l’armée des Vosges et
1. Guerre à général Garibaldi à Malain, 2G novembre.
« J'adresse !i général à Lyon la dépêche ci-après : général Garibaldi demande<|ue mobilisés d'Autun, commandés par colonel Pelletier, assurent sa based'opérations.
« Bien que le général, opérant d’une manière indépendante, n’ait pas d’actionsur les troupes qui ne font pas partie de son corps, celles-ci, dans l’intérêt dela défense, doivent seconder ses opérations partout où cela est possible. »
2. L’effectif des troupes présentes à Autun au 22 novembre montait àü,838 hommes, dont 3,080 mobiles de l’Aveyron (-12°) et 1,730 mobilisés deSaône-et-Loire.
L’effectif total de l’armée des Vosges, au 23 novembre, devait s’élever à1 3,9i3 hommes environ. (Voir p. 218.)
Le général Pellissier n’était pas à Chagny à cette date et il affirme n'avoirjamais reçu cette dépêche. (Voir sa brochure, p. 58.)