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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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192 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

fensif contre l’ennemi qui, après nous avoir repoussés,rassemblait ses troupes sur le plateau. Quelques coups decanon avaient facilement raison de cette faible attaqueet nos divers détachements effectuaient leur retraite, suivispar l’ennemi qui n’attaquait pas l .

Déroute de l’armée des Vosges sur Autun. — La désor-ganisation de l’armée des Vosges était complète. Le dé-sordre y était absolu. Les bataillons de gardes mobilesconservaient seuls quelque discipline.

A Arnay-le-Duc et à Bligny-sur-Ouche, deux centres deralliement étaient créés. On y dirigeait les isolés; les frac-tions éparses y étaient concentrées, réorganisées et en-voyées à Autun.

• Le quartier général, reporté d’abord à Bligny-sur-Ouche,ne tardait pas à regagner Autun à la hâte. Sans attendreque l’on fit venir un train de cette dernière ville, il s’em-barquait précipitamment, le 30, dans un train de wagonnetsà charbon, appartenant à la compagnie des mines, et ilarrivait le même jour à Autun (10 h. 35 m.). Une faiblepartie de la 2° brigade, sous les ordres du lieutenant-co-lonel auxiliaire Delpech, continuait toutefois à couvrir la

1. Le 27 novembre le général Garibaltli adressait aux troupes l’ordre dujour suivant :

« Dans ma vieille expérience de milicien de la République, je déclare que lescorps engagés se sont bravement comportés... »

Mais il ajoutait que l’on avait chargé et poursuivi l'ennemi jusqu’à la nuitdans Dijon même. Tous les documents sérieux contredisent cette assertion,répétée d'ailleurs par le colonel Bordone. Nous croyons pouvoir affirmerque la colonne d’attaque n’a pas dû dépasser de beaucoup la ferme deChangey.

Quelques fuyards en avant ont pu se réfugier a Dijon, comme quelquesfuyards en arrière atteignaient de leur côté Arnay-le-Duc ; mais la colonneelle-même était dispersée dans les environs de Changey. D’ailleurs, avoir atteintce point, c’était déjà s’être avancé fort loin de Basques et fort près de Dijon.(12 kilomètres de Pasques par Darois. 5 kilomètres de Dijon.)