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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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194 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

NOTE

Le chef d’état-major de l’armée des Vosges, colonel auxiliaireBordone, le sous-préfet d’Autun, M. Marais, et, en général,l’état-major du général Garibaldi ou son entourage attribuentdans leurs dépêches, leurs rapports et leurs publications l’échecde la téméraire tentative de Dijon à la lâcheté des mobiles fran-çais, aux officiers de mobiles français, aux chefs de francs-tireursfrançais.

Il est grand temps de faire ici justice de cette erreur péniblequi tend déjà à devenir historique.

Une lettre du colonel Ménotti Garibaldi au général Garibaldi, sonpère, écrite en langue italienne, nous donne à ce sujet tous leséclaircissements nécessaires.

Elle fut adressée au commandant de l’armée des Vosges àl’occasion suivante : M. Ordinaire fds avait écrit, le 29 novembre,dans le journal les Droits de l'homme, un long article sur lesengagements du 26 et la tentative de nuit prononcée contreDijon.

L’auteur était officier d’ordonnance du colonel Bordone ; il avaitassisté aux combats en question. Son récit avait donc une réelleimportance. Mais ses allégations étaient telles que le colonel Mé-notti Garibaldi crut devoir protester par la lettre en question.

En effet, M. Ordinaire déclarait d’abord que l’état-major du gé-néral Garibaldi avait, pour ainsi dire, reçu tous les projectilesennemis ; c’était lui qui avait livré et gagné la « bataille ».

Il terminait par ces phrases :

« Pas un coup de feu, à la baïonnette ! Tel était le mot d’ordre.

« Le général avait compté sans l’inexpérience et, je le dis hau-« tement, sans la lâcheté des mobiles.

« Les mobiles des Basses-Alpes et des Basses-Pyrénées, affolés« de terreur malgré les recommandations du général, font feu de« tous côtés; on voyait la flamme débouchant des fusils et éclatant« la nuit en l’air, à droite, à gauche dans toutes les directions, enfin« sur amis et ennemis. Nous avons essuyé leur décharge comme« celle des Prussiens. »

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