CAMPAGNE DE BOURGOGNE.
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Ces allégations reviennent plusieurs fois dans le récit, à savoirque l’état-major et les Garibaldiens, les étrangers, en un mot, onttout fait, tandis que les mobiles, par leur lâcheté, ont été cause del’insuccès final.
Voici la protestation du colonel Ménotti Garibaldi :
RÉPUBLIQUE FRANÇAISELiberté, égalité, Fraternité
ARMÉE DES VOSGES
COMMANDEMENTDE LA 3 e BRIGADE
Cabinet
Épinac, 14 décembre 1870.
Mon cher Père,
Je t’envoie une colonne d’un journal de Lyon sur lequelj’ai signalé à la plume certains paragraphes ; c’est unecorrespondance d’Ordinaire, officier d’ordonnance de Bor-done.
Avec ce fâcheux système, je ne sais en vérité où l’onen arrivera. Les mobiles des Basses-Pyrénées et ceux desAlpes-Maritimes qui, dans la nuit de Dijon, ont agi commeles autres et qui, à l’attaque d’Autun, ont agi mieux quebeaucoup d’autres, se trouvent accusés de lâcheté et parqui? par un officier de l’état-major!
On me dit que les officiers des mobiles tirent au sortpour désigner celui d’entre eux qui ira provoquer Ordi-naire. Moi, leur chef, je ne puis le tolérer; mais, s’il neretire pas ce qu’il a écrit, je devrai me rendre à Autunpour demander une rétractation à ce monsieur.
Tous nos efforts pour transformer ces jeunes troupesen soldats sont exposés à être rendus inutiles par lesracontars d’un officier d’état-major frivole, qui se faitcorrespondant de journal. Je te demande de me ré-pondre.
Aime ton toujours obéissant :
Signé : Ménotti Garibaldi.