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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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CAMPAGNE DE BOURGOGNE.

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son concours, le plus rapidement possible, à l’armée desVosges 1 , venait à peine de s’achever que le général Cré-visier arrivait à Nuits et ordonnait la retraite sur Beaune.Celle-ci s’effectuait, en conséquence, dans la nuit du 28au 29. La 'l re légion du Rhône, qui s’était déjà portée àAubignv (nord-ouest de Saint-Jean-de-Losne) en vue dumouvement projeté sur Dijon, recevait contre-ordre et ré-trogradait sur Labergement (est de Beaune, près Seurre).

Le général Crémer rendait aussitôt compte au généralcommandant la 8 e division militaire du mouvement effec-tué. Il lui représentait les conséquences de cette retraite

il est encore et le préfet m’écrit une dépêche, où il accuse ce général de seprélasser à Mâcon. Lui ai télégraphié déjà depuis deux jours à Mâcon et nereçois aucune réponse. »

Le 30, le général Bressolles enlevait provisoirement son commandement augénéral Crévisier, puis il ordonnait l’arrestation de ce général pour indisciplinegrave et donnait le commandement au général Crémer. Le général Crévisierrecevait l’ordre de venir à Lyon, mais il n’obéissait pas et se rendait à Tours.

Un décret du 6 décembre le relevait de son commandement.

“ Pendant quelques jours (vers le 27), écrit le général Pellissier (LesMobilisés de Saône-et-Loire en 1870, page 58), on ne savait ni qui com-mandait ni à qui obéir. Au début on nous avait annoncé que tous les mobilisésétaient sous les ordres du général Crévisier. Ce dernier, à son passage àUhagny, le 28 novembre, m’avait donné le commandement supérieur de laplace et des troupes de Chagny.

* Le 3 décembre, le général Bressolles m’écrivait de Lyon. — « Je ne reconnais" à aucun titre l’investiture que le général Crévisier a pu vous donner — moi

• seul donne des ordres. »

» Le 10 décembre, le général Bressolles m’adressait au contraire la circulairesuivante : « Toute armée n’a besoin que d’un chef — je répète pour la cen-“ tième fois que je ne commande pas les opérations dans la vallée de la Saône.

• Le général Crémer a été investi du commandement des forces qui agissent

• dans la vallée. — C’est de lui seul que doivent venir les ordres. »

1. Beaune. 28 novembre. 12 heures matin. — Général Crémer à généralGaribaldi à Lantenay près Velars.

“ Reçu vos deux dépêches. — Suis à Nuits avec 4,500 hommes. — Celier àVerdun en route sera demain à Tart-le-Haut. — Ferai une reconnaissancedemain à Gevrey. Les informations sur Dijon sont contradictoires. Attends avecnnpatience les vôtres. Aussitôt Celier concentré attaquerai. Vous enverraidemain mon chef d’escadron d’état-major pour concerter avec vous. »