200 GÙERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
précipitée, exécutée de nuit, sur le moral de troupes aussijeunes. Il refusait enfin d’en accepter la responsabilité etdemandait à reprendre un commandement de son gradeeffectif 1 dans l’armée régulière au cas où le général Cré-visier conserverait la direction des opérations.
Le colonel, commandant la 2 e légion du Rhône, se joi-gnait au général Crémer pour protester, au nom de sa lé-gion, auprès du général Bressolles et du préfet du Rhône,commissaire extraordinaire de la République 2 .
Le 29, au soir, le commandement en chef des légionsdu Rhône et du bataillon de la Gironde était définitive-ment conféré au général Crémer par le général comman-dant la 8' division militaire.
Le général Crévisier était rappelé à Lyon. Les troupesvenaient d’être réparties par lui entre Beaune et Seurre,sur un front de 22 kilomètres ! la 2 e lésion du Rhône àBeaune; le bataillon de la Gironde à Corberon; la l re légiondu Rhône à Labergement et Chivres.
Engagement du 30 novembre à Nuits. — Dès le
30, le général Crémer reportait ces forces dans la direc-tion de Nuits.
1. Capitaine.
2. Historique de la 2 e légion du Rhône (colonel Ferrer):
« Ce mouvement de retraite s'exécute avec répugnance, avec indignation :« le mécontentement est général et hautement exprimé. »
Cette opinion semble conforme à la vérité et concorde avec plusieurs docu-ments consultés.
Rapprocher la dépêche suivante adressée le 29 novembre, 12 heures 20 matin,au général Pellissier par le général Crévisier :
« Reviens de Kuits où j’ai trouvé la 2° légion du Rhône à la débandade et« déjà préparée pour mouvement de retraite sur Beaune. Ai appris que les« Garibaldiens poursuivis se retirent par la vallée d’Ouche. Concentrez toutes« les troupes qui arriveront à Chagny. Si connaissez mouvement de légion Celler,« envoyez-la sur Beaune. » (Cité par le général Pellissier.)