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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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206 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

Enfin, les derniers détachements de la 3 e brigade (Ric-ciotti Garibaldi), échelonnés encore sur la ligne de retraitesuivie jusqu’alors, n’allaient pas tarder à rejoindre l’arméesur ce point (vers 11 heures du matin); 14,000 hommesau moins étaient ainsi groupés sous le commandementdu général Garibaldi. (Voir situation au 1 er décembre,page 213.)

A 6 heures du matin, le commandant de l’armée desVosges modifiait les instructions données la veille l . Tou-tes les troupes détachées, sauf la fraction de la 2 e bri-gade postée à Auxy, recevaient ordre de se concentrerautour d’Autun et très près de la ville. Le général Gari-baldi visitait en personne les différents postes et il donnait•ses dernières instructions en vue du combat qu’il consi-dérait comme imminent. Il prescrivait l’exécution rapidede quelques travaux et la mise en état de défense desmurs du périmètre faisant face au nord.

Mais le bruit avait couru, parmi certains chefs de corps,que la question d’un mouvement de retraite de l’arméedes Vosges sur Etang ou sur Marmagne avait été agitée auquartier général. La crainte d’être laissé en arrière pourcouvrir cette retraite et de se voir ainsi sacrifier s’était faitjour spécialement auprès du lieutenant-colonel Chenet,chargé de défendre Saint-Martin 2 .

La brigade dont il faisait partie lors du combat livré à

1. Historique des francs-tireurs volontaires du Ilhône (Commandant Tain-turier). Ouvrage consciencieux, précis et très détaillé.

2. Les documents suivants ont été minutieusement étudiés, comparés, recou-pés les uns par les autres afin d’arriver à connaître exactement cette affaireChenet, si controversée. Il y a là, en effet, de sérieuses responsabilités en jeu : lestermes du jugement que nous avons émis après cet examen, peuvent semblersévères pour l’état-major de l’armée des Vosges et pour le lieutenant-colonelChenet. Nous croyons qu’ils sont strictement justes . D’ailleurs, s’il nous élait