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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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2 C 20 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.

Or, îi cette date, une grande partie des fuyards du combatd’Autun devait avoir reparu ; il manque cependant encore 2,800hommes environ et les pertes du 1 er décembre sont insignifiantes.(Les corps isolés ont été embrigadés.) Il y a donc lieu d’ajouter foiaux allégations de M. de la Taille et de différents témoins quireprésentent l’armée des Vosges comme très démoralisée aprèsl’échec de Dijon et le combat d’Autun. Ces variations brusquesd’effectifs, ces soubresauts dans le nombre des présents marquentbien ce qu’était cette armée. Son morcellement en brigades de laforce d’un bataillon ou d’un régiment, l’éparpillement des hommesen une foule de corps divers 1 , affublés de noms prétentieux, fontbien sentir combien son organisation laissait à désirer et combiencette organisation même compliquait, comme à plaisir, la tâchedéjà si difficile de son commandement. Le général Garibaldi l’avouaitlui-même : en l’état des choses il n’avait guère que 3000 hommessur lesquels il pût compter. Dans ces conditions, la formation etl’entretien d’une armée était une lourde charge pour le pays. Leshommes et le matériel méritaient d’être employés de plus utile

1. U est intéressant de connaître qu’elles sont les limites minirna admisespar Napoléon I er dans des circonstances analogues :

Napoléon au roi Joseph, lieutenant général de l’Empereur à Paris.

Nogent, 7 février 1814.

« il vaut mieux avoir beaucoup de compagnies de 60 hommes qu’un petitnombre de compagnies à 120 hommes.

« Il faut partir du même principe : étant pressé et n’ayant point le tempsd’instruire le soldat, il vaut mieux avoir deux compagnies de àO hommesqu’une de 100 hommes.

« Je vous répète qu’il vaut mieux avoir de petits bataillons afin de pouvoirutiliser tous les cadres. J’ai ici à l'armée de très petits bataillons qui me ren-dent tous les jours ce que me rendraient des bataillons plus nombreux.

« C'est bien assez, en général, que 140 hommes par compagnie; si ce sontdes conscrits, c’est deux fois trop fort. »

Au généràl Clarke, ministre de la guerre. Nogent, 9 février 1814.

« Il me semble que, par 2 bataillons, il doit y avoir un major de la ligne etqu’il faut former, sous les ordres d’un général de brigade, autant de brigadesqu’il y a de fois 4 bataillons. Il faut beaucoup d’officiers avec des troupesneuves. Attachez des canons à ces troupes. »