CAMPAGNE DE BOURGOGNE.
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façon. Le Gouvernement ne l’ignorait plus; mais la question detemps primait tout alors. Il était donc sage de ne point revenir surune décision prise et d’agir comme on l’a fait, en cherchant à tirerle meilleur parti possible de l’armée des Vosges.
IV. — Offensive de la brigade Crémer à Châteauneuf.
Marche de la brigade Crémer vers Autun. —
Aussitôt après le succès qu’il venait d’obtenir à Nuits(30 novembre), contre la forte reconnaissance conduitepar l’état-major général du XIV e corps, le général Crémerapprenait la retraite de l’armée des Vosges sur Autun 1et la pointe poussée contre cette ville par la brigadeKeller.
11 se décidait aussitôt à marcher au secours de l’arméedes Vosges et à attaquer l’ennemi dans son mouvement 2 .Ordre était donné au général Pellissier, commandant lesgardes mobilisés de Saône-et-Loire, d’envoyer toutes lesforces dont il pourrait disposer sur la route de Beaune àBligny 3 . Deux bataillons de ces gardes mobilisés étaientalors à Chagny (3' de la l r ° légion, 1" de la 2 e ). Deux
1. Une dépêche du colonel Bordone apprenait au général Crémer l’échec del’armée des Vosges sous Dijon.
2. Nuits, 1 er décembre. Général Crémer à général Bressolles à Lyon.
* Celler était à Labergcment près Sciure. L’aurai demain. Essaierai peut-êtreavec lui prendre à revers colonne prussienne dans vallée de l’Ouche très enl’air par mon succès d’aujourd’hui. »
3- Nuits, 30 novembre. Général Crémer à général Pellissier, Chagny.
* Dirigez toutes troupes disponibles sur la route de Beaune à Bligny-sur-Ouelie.On dit que l’ennemi s’y dirige. Tenez quand môme. J’attaquerai sur les
derrières. »