234 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
Le même jour, à la même heure, le Délégué à la guerrelui rendait compte des retards éprouvés et des difficultésqu’il rencontrait (44 décembre, 10 h. 35 minutes) On
troupes.... Est-ce en s’enfermant dans Lille qu’il croit répondre à ce quej’attendais de lai?....
« S’il marchait sur Anvers et qn’il réunit à ses forces tout ce qu'il trouve dansles petites garnisons des places de la Flandre, il ramasserait très facilementune armée de 15,000 hommes avec laquelle il pourrait se porter sur les derrièresde l'ennemi et le ferait trembler. » (Napoléon).
— Au général Clarke (23 février).
« Ecrivez de nouveau au due de Castiglione que je ne suis pas satisfait de sesdispositions ; qu’il a divisé ses troupes au lien de les réunir ; qu’il va cherchertous les points où l’ennemi a des forces au lieu de frapper au cœur.Iléitérez-lui l’ordre de réunir sa troupe en une saule colonne.
« Un succès de ce côté sera décisif pour le reste des affaires. » (Napoléon.)
— Au roi Joseph (25 février).
«.Le général Maison ne sait ce qu’il fait : il doit sortir de
ses places, réunir toutes ses garnisons, se grossir de toute la garnison d’Anverset tomber sur les derrières de l’ennemi. »
— Au général Clarke (1 6C mars).
« Réitérez l’ordre au général Maison d’agir avec pins d’activité et de résolution,d’avoir un corps volant de 4,000 ou 5,000 hommes, de réunir sucessivament toutesles garnisons et de tomber sur les derrières de l’ennemi..»
— Au général Clarke (2 mars ISM).
« Réitérez l’ordre au général Maison et donnez-en avis à Carnot de réunir lesforces des garnisons y compris celles d’Anvers et de tenir la campagne.
« L’ennemi néglige mes forces mortes et mes places pour Paris.»
— Au général Clarke (3 mars).
« Envoyez un officier au général Maison pour lui faire comprendre combien je ■trouve ridicules son inertie et son peu d’activité dans un moment aussi impor-tant. »
— Au roi Joseph (4 mars).
« J’écris au ministre de la guerre, parlez-lui-en, que je suis mécontent dugénérai Maison qui fait des bêtises. Que le ministre de la guerre lui demandede ma part s’il a peur de mourir, qu’il lui donne ordre de réunir les garni-sons des places, celle d’Anvers, etc., et de tomber sur les derrières de l’ennemi.Il est de fait que j’ai là plus de monde que n’en a l’ennemi, mais par l’inexpé-rience et le défaut d’audace du général Maison, toutes ces forces sont inactives.Que le ministre de la guerre lui défende, de ma part, d’entrer dans aucuneplaceforte; qu’il réunisse tout à lui et marche ou sur Anvers, sur les derrières del’ennemi ou sur le derrière de sa ligne d’opérations qui est par Avesnes et Mons. »