CAMPAGNE DE BOURGOGNE. 237
route de Dijon, et s’établissait, vers six heures du matin, àl’ouest de Gevrey.
Deux bataillons de la l re légion du Ithône et 1 batteriearrivaient dans ce village à 9 heures et l’ennemi était si-gnalé peu après
Indices et renseignemnnts sur les mouvements de l’en-nemi. — En même temps, les éclaireurs volontaires duRhône, postés vers l’est, à Saulon-la-Rue et à Rroindon,annonçaient l’approche d’une forte colonne sur le premierde ces points.
En effet, les forces ennemies (15,000 hommes environ *)étaient sorties de Dijon dans deux directions.
1. Ordre du colonel Celler, 17 décembre (11 heures soir environ) :
« -Le bataillon de la Gironde partira sans sacs et sans couvertures demain à•1 heures du matin pour aller occuper par Alorey la crête des hauteurs situéesà l’ouest de Gevrey. 11 reconnaîtra le plateau jusqu’à Curley et Chambœuf, où illaissera des petits postes.
» Ce bataillon devra protéger une reconnaissance faite par la l co légion sur laroute de Dijon. Aussitôt cette reconnaissance faite, le bataillon de la Girondese retirera par Alorey sur Nuits.
« La l r “ légion (l or bataillon, 2 pièces) partira de Nuits à 6 heures et serasuivie d’une 2 e colonne (2 e bataillon, 4 pièces) à 7 heures moins quinze. »
2. La division badoise au complet de guerre devait compter. 27,264
Il faut en déduire, 3 e brigade.5,312 j
Colonnes et trains. 5,000 I
1 er escadron du 2 e dragons. 155 \ 11,452
3 e régiment de dragons. 6771
2 batteries à cheval. 308 ' _
15,812
En tenant compte des pertes subies et des renforts reçus, on peut estimerque 15,000 hommes devaient correspondre sensiblement à l’effectif réel en pré-sence, estimé d’après la méthode française, c’est-à-dire combattants, non-com-hattants et officiers.
En ne tenant compte que des unités : bataillons, escadrons, batteries, c’est-ii-dire en omettant : les états-majors régimentaires, de brigade, de division,ceux des groupes, les services, les ambulances, etc., on arriverait à un total
14,001) hommes. Mais cette manière de calculer ne permet pas la comparaisonuvec les effectifs français ; elle doit donc être rejetée*