238 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
Une colonne principale, commandée par le prince déBade et dirigée par le général de Werder lui-même, pas-sait par Longvic et Saulon-la-Rue. Elle était forte de 8 ba-taillons, 6 escadrons, 5 batteries, 1 compagnie de pion-niers.
Une colonne de droite, sous les ordres du général deDegenfeld (4 bataillons, 1 escadron, 1 batterie), suivait laroute de Dijon à Beaune. Cette dernière' ne tardait pasà se subdiviser en trois détachements, qui prenaient lesdirections de Villars-Fontaine (général de Degenfeld avec2 bataillons, f / 4 escadron, 1 batterie), Concœur (1 batail-lon, ‘/a escadron) et Vosne (1 bataillon, */ 4 escadron).
Des prisonniers faits à l’ennemi parmi ses éclaireurs,au nord du village des Baraques, signalaient aussitôt augénéral Crémer l’ensemble de ces dispositions de marche '.
Il quittait en conséquence Gevrey et faisait replier lestroupes qui s’y trouvaient sur les fortes positions de Nuits(9 heures et demie).
• Sur notre gauche, les éclaireurs du bataillon de la Gi-ronde ne tardaient pas à signaler l’avant-garde des co-lonnes ennemies dirigées sur les hauteurs de Curley. Lebataillon regagnait alors Nuits rapidement.
Peu de temps après, une compagnie qu’il avait laisséeen grand’garde à Concœur et à la chapelle de la Serrées’engageait avec les colonnes elles-mêmes.
De nombreux renseignements venaient encore confir-
1. Rapport du général Crémer au général Bressolles, commandant la 8“ divi-sion militaire et le 24° corps, 20 décembre 1870.
« Je rencontrai à Gevrey une forte colonne dont les éclaireurs furent enlevéspar une embuscade que j’avais placée au village des Baraques. J’appris par cesprisonniers que l’ennemi se dirigeait sur Nuits en 3 colonnes, l’une par lamontagne, l’autre par la grande route, la troisième par Boncourt et la Ber-chère. »