CAMPAGNE DE BOURGOGNE.
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De notre côté, le 2 e bataillon de la 2° légion du Rhônevenait d’arriver à Nuits ; le 3' bataillon était annoncé et nedevait pas tarder à entrer dans la ville.
La section d’artillerie, en position à la Bergerie, avaitréussi à balayer les hauteurs de Goncœur. Elle changeaitdonc son objectif et dirigeait son tir vers l’est.
Enfin, 4 pièces de la batterie du Rhône, qui n’avaientpu rejoindre la section de cette batterie ‘ établie au-des-sus et à l’ouest de Nuits, se portaient au sud de la ville etentraient en action.
Mais les tirailleurs répandus en avant de notre frontne parvenaient pas à rester plus longtemps en ligne. Ilsse repliaient sur la forte position marquée par la tranchéedu chemin de fer et prolongée par la croupe de Nuits àQuincey, que les soutiens occupaient.
La l re légion du Rhône, le bataillon de la Girondeet celui du 32° régiment de marche recueillaient alorsces tirailleurs et la lutte continuait avec une énergiqueténacité. Le colonel Celler était tué au moment où ils’efforçait d’entraîner en avant les réserves restées dansNuits.
L’ennemi, toutefois, « malgré des pertes très sérieuses »,réussissait à gagner du terrain en avant, « en cheminant par
1. Par suite de l’encombremeut dans Nuits.
18 décembre. — Général Pellissier à général commandant Lyon et généralCrémer.
« 2 bataillons, effectif 1,100 hommes environ, sont partis vers 1 heure de SeurrePonr appuyer droite de Crémer. 3 e bataillon, légion de Chalon (Comille), part<ie Navilly pour Seurre ce soir, suivra la même destination. 3 compagnies, 430hommes, mobiles du Jura partent ce soir de Verdun, vont coucher à Pouilly et•continueront demain sur Nuits. Me restent pour garnir mes positions : à Navilly,1 bataillon, 450 hommes, à Verdun 1 bataillon en formation (fi compagnies), et1 compagnie mobiles Saône-et-Loire, 130 hommes. Partirai seulement demainMatin pour rejoindre ma colonne. »