CAMPAGNE DE BOURGOGNE. 247
rée. Il lançait alors un bataillon contre le quartier sud,mais il était repoussé.
3 e MOMENT.
Défense de la ville de Nuits. — Notre artillerie débar-rassait alors la route de Nuits à Chaux et se reportait surle plateau. Elle concentrait son feu sur une batterie lourdeque l’ennemi venait d’établir à l’ouest de la voie ferrée pourcanonner Nuits. Nos troupes s’entassaient dans la ville.La l re légion et quelques compagnies de la 2 e légion garnis-saient le périmètre et en défendaient vigoureusement lesapproches. Les autres troupes se portaient sur le plateauafin de former échelon en arrière et de protéger la retraitedes défenseurs de la ville, comme ceux-ci venaient decouvrir la leur.
En ce moment, un bataillon du 57 e régiment de marchearrivait de Prémeaux et, conduit par le commandant du ré-giment (colonel Millot), prononçait une vigoureuse offen-sive contre la gare occupée par l’ennemi 1 . Un deuxième ba-taillon de ce régiment se portait vers Quincey 2 . Un combatde rues s’engageait aux abords de la gare; le bataillon du57 e ne parvenait pas à déboucher et se repliait en arrière dupont du Meuzin. Deux compagnies, conduites par le capi-taine adjudant-major Santelli, tentaient infructueusementde renouveler l’attaque, en cheminant le long des maisons.
1- 40 hommes du bataillon de la Gironde, qui n’avaient pas accompagné leurbataillon sur le plateau de Chaux, se joignaient au 57 e .
2. Rappelé le matin de Beaune par télégramme (reçu vers 10 heures), le 57 en’avait pu embarquer en chemin de fer (midi 1/2) que son 1 er bataillon etle 2°, moins 2 compagnies. Le départ du train ne s’était effectué qu’à 1 heure1/2. Le débarquement s’était terminé à Prémeaux vers 3 heures. Ce retard,affirme le colonel chef d’état-major de la division Grémer, serait entièrementimputable à la Compagnie du chemin de fer qui, malgré les ordres donnés,11 avait pas tenu de trains formés à l’avance et prêts à partir.