248 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
Mais l’ennemi faisait entrer en action une nouvelle bat-terie, qui prenait position sur la voie ferrée.
Les pertes considérables que nous subissions ne nouspermettaient plus de tenir dans la ville.
4 e Moment.
Défense du plateau de Chaux. —■ Vers cinq heures,Nuits était évacué et les troupes se reportaient en arrièresur la clef de la position; elles garnissaient les crêtesorientales du plateau de Chaux pendant que le bataillondu 57 e opérait sa retraite sur Prémeaux où il s’établissait.
La situation devenait en ce moment la même qu’au com-bat du 30 novembre (1 er combat de Nuits, page 200). Acette date, les forces ennemies établies dans Nuits avaientété forcées d’évacuer la ville, que les feux dirigés du pla-teau de Chaux rendaient intenable. On pouvait encoreespérer un résultat semblable ; nous occupions en forcesla clef de la position : celle-ci ne pouvait être abordée sansdes pertes disproportionnées au résultat probable. La luttepouvait donc se terminer à notre avantage.
Nos batteries continuaient en conséquence leur feu jus-qu’à la nuit et le général Crémer préparait pour le lende-main une attaque de la ville.
Mais un examen sérieux de la situation ne tardait pas àlui montrer à quel point ses jeunes troupes avaient étééprouvées par le combat. Le 3 e bataillon du 32 e , en réserveà Chaux, n’avait pas, il est vrai, été engagé. La 2 e légion duRhône avait peu combattu, mais son effectif s’était toutefoisabaissé considérablement. Le 2 e bataillon du 57 e , envoyésur Quincey, était encore intact, ainsi que le 3 e bataillonqui arrivait à Prémeaux ; enfin, le i" bataillon de ce régi-