264 GUERRE SUR LES COMMUNICATIONS ALLEMANDES.
Il dépend soit de Y éducation morale première de l'homme,soit d’un idéal, soit d’un fanatisme. Il est fonction de Y es-prit public.
L’infanterie est l’image fidèle de la nation qui l’alimente.Celle-ci s’y reflète comme dans un miroir avec ses qualités,ses défauts et ses passions.
Il lui faut l’esprit d’abnégation personnelle, l’esprit dedévouement, l’esprit de sacrifice, poussés à leurs plus ex-trêmes limites.
La nation a-t-elle la notion du respect des hommes etdes choses? a-t-elle été façonnée, dès l’enfance, par les le-çons de la solidarité et de la discipline à tous les degrés?a-t-elle le culte de l’État? a-t-elle un idéal de patriotismeou de loyauté? c’est au combat que nous retrouverons cesqualités maîtresses, ces vertus, alors que notre fantassin,placé entre l’âpre instinct de sa conservation et l’idée deson devoir, sortira vainqueur de cette lutte décisive et mé-prisera les innombrables facilités qu’il trouvera en roulepour se dérober au combat.
« L’infanterie forme la masse de l'armée, et ses élémentssont les hommes. » C’est la nation même.