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La guerre sur les communications allemandes en 1870 : première campagne de l'Est; campagne de Bourgogne / J.-B. Dumas
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POST-FACE.

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c’est un flot puissant qui monte ; c’est la masse qui donne;c’est le nombre qui prend pied et définitivement.

Avant d’en arriver à ce point décisif où le gain de lalutte n’est déjà plus douteux, que de difficultés l’arme n’a-t-elle pas à vaincre?

Le rang, somme toute, est la garantie prise par la dis-cipline contre la faiblesse de l’homme devant le danger.

Plus ce rang est mince et ténu, moins sa cohésion estgrande; or, personne n’ignore que les formations d’où laphalange et la légion tiraient leur force ont fait leur tempset ne sont plus possibles.

L’infanterie est donc condamnée pour son chemine-ment, pour sa lente et pénible marche d’approche, à ceslongues lignes flottantes et indécises, où l’homme reprend,avec son individualité, toutes les faiblesses de sa nature.

Quelles dépenses d’efforts, d’ordre, de méthode, d’im-pulsion, de cœur surtout, ne faut-il pas pour donner lebranle et le mouvement à cette machine si lourde et cepen-dant si fragile qu’on redoute sans cesse de la voir tomberen pièces et s’éparpiller ou s’abandonner à la paralysie etaux « tireries », si fortement condamnées par le maréchalde Saxe, comme aussi par l’expérience de tous les temps.

Combien d’hommes en proie aux émotions et aux labeursde cette marche sans entraînement ne trouvent point eneux-mêmes la ténacité morale indispensable et, devant cefrémissement de leur être physique, devant cette révoltede la bête, cèdent à la tentation et « s'impriment sur lamontagne» (Drückeberger ), comme le disent les Allemandsdans un langage pittoresque.

L’esprit d’une bonne infanterie n’est pas, ne peut pasêtre le simple résultat d’un entraînement militaire de quel-ques mois, de quelques années.