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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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quelques efforts que fît le général bavarois pourlamener à livrer bataille; il se borna à faire à sonadversaire une guerre de chicane, à linquiéter dansses subsistances et à lui enlever ses convois. Il estvrai que lannée du roi de Danemark, formée detroupes nouvellement levées, ne pouvait être com-parée pour la qualité à celle de la Ligue catholique;son chef avait donc raison de chercher à laguerriravant de sengager dans des entreprises plus sérieuses.Mais la suite des événements prouva bien queChristian navait nullement létoffe dun général, etil ne réussit quimparfaitement à suppléer, par uneincontestable activité, aux talents militaires qui luifaisaient défaut.

Lannée 1625 se passa donc en escarmouches; ellenétait pas finie, cependant, que déjà un nouveauet plus grand danger menaçait les protestants.Jusqualors, lEmpereur avait presque exclusivementsoutenu la guerre avec les troupes de la Ligue, quonappelait Vannée dexécution, ce qui avait considéra-blement accru linfluence du chef des catholiquesallemands, lélecteur Maximilien de Bavière. Ferdi-nand II, bien quil neût cessé de marcher daccordavec lui, finit par en concevoir quelque ombrage etrésolut de former, pour agir en dehors des Étatshéréditaires, une armée dépendante de sa seule auto-rité. Cela ne laissait pas de lui être assez malaisé, sesfinances étant complètement épuisées et ses pays à peuprès ruinés. Dans cet embarras, se présenta un richegentilhomme bohémien, Albert de Waldstein, ayantde beaux services de guerre, qui lui offrit de leversans aucuns frais une armée de 50,000 hommes et de