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rigide et à large coquille, propre à frapper d’estoc etde taille, et de deux grands pistolets de 2 pieds de long,lançant des balles de 20 à la livre. Les carabiniersavaient le casque (heaume ou « salade »), un simpleplastron, et comme armes, une épée, deux pistoletset une carabine, qu’ils portaient en bandoulière etdont ils se servaient beaucoup plus que de l’armeblanche. Les dragons, armés et équipés comme lesmousquetaires, ne s’en distinguaient que par leurmonture ; le plus souvent, du reste, ils combattaientà pied. Enfin, lés Croates, cavaliers irréguliers,qui serecrutaient parmi la petite noblesse de la Croatie etde la Hongrie, avaient, comme les carabiniers,l’épée,le pistolet et la carabine, sans aucune arme défensive.Ces précurseurs des hussards étaient employés de pré-férence à « battre l’estrade » et faisaient le servicedes avant-postes. Toutes les armes à feu de la cava-lerie impériale étaientàrouet et,par conséquent,meil-leures que celles de l’infanterie, mais aussi plus chèreset moins solides ; c’est sans cloute pour cette raisonque l’on conservait l’ancien mousquet aux fantassins,qui d’ailleurs, ajoute un auteur, n’aimaient pas à seservir des armes à rouet, auxquelles ils n’étaient pashabitués.
Les formations normales, dans la cavalerie alle-mande, étaient d’une profondeur exagérée : les cui-rassiers combattaient généralement sur huit de hau-teur, — sur dix, même, dans l’armée de Tilly ; lacavalerie légère, ou réputée telle, s’avançait sur cinqou six rangs.
Le roi de Suède n’avait, en fait de cavalerie, quedes cuirassiers et des dragons, les uns et les autres