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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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rigide et à large coquille, propre à frapper destoc etde taille, et de deux grands pistolets de 2 pieds de long,lançant des balles de 20 à la livre. Les carabiniersavaient le casque (heaume ou « salade »), un simpleplastron, et comme armes, une épée, deux pistoletset une carabine, quils portaient en bandoulière etdont ils se servaient beaucoup plus que de larmeblanche. Les dragons, armés et équipés comme lesmousquetaires, ne sen distinguaient que par leurmonture ; le plus souvent, du reste, ils combattaientà pied. Enfin, lés Croates, cavaliers irréguliers,qui serecrutaient parmi la petite noblesse de la Croatie etde la Hongrie, avaient, comme les carabiniers,lépée,le pistolet et la carabine, sans aucune arme défensive.Ces précurseurs des hussards étaient employés de pré-férence à « battre lestrade » et faisaient le servicedes avant-postes. Toutes les armes à feu de la cava-lerie impériale étaientàrouet et,par conséquent,meil-leures que celles de linfanterie, mais aussi plus chèreset moins solides ; cest sans cloute pour cette raisonque lon conservait lancien mousquet aux fantassins,qui dailleurs, ajoute un auteur, naimaient pas à seservir des armes à rouet, auxquelles ils nétaient pashabitués.

Les formations normales, dans la cavalerie alle-mande, étaient dune profondeur exagérée : les cui-rassiers combattaient généralement sur huit de hau-teur, sur dix, même, dans larmée de Tilly ; lacavalerie légère, ou réputée telle, savançait sur cinqou six rangs.

Le roi de Suède navait, en fait de cavalerie, quedes cuirassiers et des dragons, les uns et les autres