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effets à ime époque où les manœuvres et les alluresétaient relativement lentes, même dans la cavalerie.
En résumé, le système de Gustave-Adolphe con-stituait « un ordre essentiellement ouvert, mince,souple, rappelant la légion si maniable de César,et se prêtant à un grand nombre de combinaisonstactiques. Sous ce rapport, il se montra à la foishabile imitateur des anciens et sage novateur, etl’on retrouve dans ses prescriptions la plupart desprincipes en vigueur de nos jours (Q ». Quant auxqualités éminentes dont il fit preuve dans le domainede la stratégie et de la grande tactique, quant à sonhabileté à choisir et à conserver ses bases et seslignes d’opérations, quant à l’ordre et à la rapiditéremarquables de ses mouvements et de ses marches,c’est au récit proprement dit qu’il appartient de lesfaire ressortir. On ne s’étonnera pas alors que la pos-térité ait pleinement ratifié ce jugement d’un con-temporain ( 2 ) : que « nul n’égalait le roi de Suèdedans l’art de mener une armée à l’ennemi ».
(') Colonel Lecomte, Études d’histoire militaire.(-) Cliemnitz.