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d’Autriche s’étalent faits au dehors, et en premièreligne la France, l’Angleterre et la Hollande. Onobtiendrait d’eux les secours, ou tout au moins lessubsides dont on aurait besoin, si bien que, toutcompte fait, l’offensive serait beaucoup moins ruineuseque la défensive. Mais si la Suède hésitait et tempo-risait, si elle abandonnait ses coreligionnaires d’Alle-magne et décourageait les alliés tout prêts à luitendre la main, elle perdrait toute considération enEurope et ne trouverait personne pour l’assisterquand, à son tour, elle tenterait l’ambition effrénéede l’Empereur. De si solides arguments ne pouvaientmanquer de produire une vive impression : le langagesi ferme du Roi, sa confiance inébranlable eurentbientôt rassuré les timides et rallié les indécis. Leconseil supplia le monarque de prendre « le partile plus convenable à la gloire et à la sécurité duroyaume », et les Etats, décidés « à sacrifier leursbiens et leurs vies pour le succès d’une guerre aussijuste que nécessaire », déclarèrene fallait traiter avec l’Emperem 4 uc ica ai mua a mmain.
La guerre étant définitivement résolue, Gustave-Adolphe poussa ses préparatifs avec son activité habi-tuelle et mit la dernière main à l’organisation de sapetite armée. Pendant ce temps, sa diplomatie cher-chait partout des alliés et mettait tout en œuvre poursusciter des ennemis à l’Empereur. Elle n’ÿ réussitd’abord qu’imparfaitement, il est vrai, car l’Angle-terre et les États-Généraux de Hollande furent lesseuls qui se montrèrent décidés à se ranger du côtéde la Suède ; le roi de Danemark, par jalousie, refusa