Buch 
Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
Entstehung
Seite
62
JPEG-Download
 

62

de faire cause commune avec elle ; la France elle-même tergiversait avant de sengager dans une entre-prise quelle avait pourtant été la première et la pluschaude à conseiller ; les électeurs de Saxe et de Bran-debourg accueillirent les ouvertures qui leur furentfaites avec une grande froideur; enfin, les autresprinces protestants se montrèrent hésitants, promet-tant toutefois de se déclarer dès que les Suédoisseraient en mesure de les soutenir efficacement. Maisle Roi ne sinquiéta pas davantage de ces contre-temps,certain que, comme il lavait dit, la victoire lui feraitdes amis. Toutefois, avant de rompre ouvertement etsans retour avec lempire, et dans la vue de mettrede son côté toutes les apparences du droit et de lajustice, il fit porter à Vienne des propositions daccom-modement, qui ressemblaient plutôt à un ultimatum.Il navait pas à craindre de les voir accepter :demander à lEmpereur, jusque- victorieux, déva-cuer entièrement les cercles de haute et basse Saxe,déloigner ses troupes des côtes de la Baltique et derenoncer à tout établissement maritime ; exiger quilrétablît dans leurs droits et privilèges les ducs deMecklembourg et les autres princes protestantsdépouillés ou abaissés, cétait sexposer à un refuspéremptoire, et celui de la cour devienne fut expriméavec une hauteur qui aurait contribué à rendre toutrapprochement impossible si, dun côté ou de lautre,ce rapprochement eût été sérieusement désiré.

Les apprêts de lexpédition nétaient pas encoreachevés quand les premières hostilités éclatèrent.Excité sous main par Ferdinand II, le roi de Dane-mark fit proposer au duc de Poméranie de lui vendre