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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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de Stettin dut fournir la moitié, et lentrée du régi-ment de Damitz au service de la Suède, en furent les-premières conditions. Il paraît que le Roi tenait plusà la première quà la seconde, et quil ne faisait pasgrand cas de ses auxiliaires poméraniens ; cependantle corps de Damitz devint par la suite, sous le nomde « brigade blanche », un des meilleurs de toutelarmée. Loccupation de Stettin fut complétée bien-tôt par celle du fort de Darnm, situé à deux lieuesvers lest, que les Impériaux nessayèrent pas dedéfendre, et par la prise de Stargard, que Damitzenleva de vive force au colonel autrichien Piccolominiau colonel Dufour, selon dautres auteurs (24 juillet).Les communications de Garz avec Colberg et la Po-méranie orientale furent ainsi rendues assez difficiles,tandis que, dun autre côté, les troupes demeuréesau camp dAnklam risquaient fort de se voir coupéesdu gros. Conti se hâta donc de les rappeler, réunittoutes ses forces disponibles sur lOder entre Garz etGreifenhagen, et sy retrancha solidement.

Les Impériaux furent outrés de ce quils appelaientla « défection » du duc de Poméranie, bien quilsfussent loin davoir jamais traité ce prince en allié.Quoique Bogislas eût essayé de se justifier à Vienne,en alléguant, à juste titre, que cétait lincurie desgénéraux autrichiens qui lavait réduit à subir lal-liance du roi de Suède, lEmpereur ordonna de traiterles Poméraniens comme des traîtres; et, en effet, lessoldats de Conti firent dans le pays des courses fré-quentes, pillant et brûlant les villages, maltraitantet quelquefois massacrant les habitants. Ces violenceset ces déprédations ne servirent, du reste, quà rendre