de s’établir solidement sur les rives méridionales dela Baltique.
Pour le moment, il est vrai, Gustave-Adolphes’occupait plus d’affermir ses conquêtes que de lesétendre. Bien qu’il fût maître de la mer et pût, parconséquent, communiquer librement avec ses États,il ne voulait pas se lancer au cœur de l’Allemagneavant d’avoir complètement assuré ses derrières etses flancs : de là les nombreux sièges et blocus quil’occupèrent pendant les premiers mois, aucune place,si insignifiante qu’elle parût au premier abord, nepouvant être laissée sans danger aux mains des Im-périaux ; de là, aussi, ses expéditions sur le littoral,tant du côté de l’est, dans la Poméranie ultérieure,que du côté de l’ouest, dans le Mecklembourg.
D’autre part, l’armée suédoise, trop peu nom-breuse,— elle ne comptait encore quelT, 500 hommesd’infanterie et 2,000 cavaliers, après quelle eut ralliéles troupes de Stralsund, — pouvait à peine suffire àces divers détachements, et il importait de la renfor-cer avant de songer à des opérations plus sérieuses.En ce moment, Charles I er — ou plutôt lord Hamil-ton, car le roi d’Angleterre craignait de se compro-mettre en intervenant ouvertement en faveur de laSuède — rassemblait un corps de 6,000 Anglaisdestiné à servir sous les ordres de Gustave ; lesÉtats-Généraux de Hollande autorisaient et aidaientle colonel suédois Falkenberg à lever trois régimentsdans les Provinces-Unies, et bientôt on allait voirarriver par bandes au camp suédois les soldats licen-ciés de Waldstein. Mais ces renforts n’étant pas immé-diatement disponibles, Gustave envoya à Oxenstjerna