tave put faire pour lui, ce fut de lui envoyer quel-ques lettres de change sur Hambourg et l’un de sesmeilleurs officiers, le colonel Falkenberg, pour l’aiderà organiser la résistance dans Magdebourg.
Tandis que le Roi était occupé dans le Mecklem-bourg, ses lieutenants opéraient avec plus de succèsen Poméranie. Conti, qui avait voulu mettre sonabsence à profit pour tenter un coup de main contreStettin, avait été repoussé deux fois avec des pertesconsidérables et obligé de rentrer dans son camp deGarz. A peu près à la même époque, Rügenwalde,ville murée de la Poméranie ultérieure, tombait aupouvoir du régiment écossais du colonel Monroë, l’unde ceux qu’Oxenstjerna envoyait de Prusse par mer,et qui, jeté à la côte par une tempête, s’était intro-duit par surprise dans la place. Monroë ne tarda pas,du reste, à y être rejoint par le régiment de son com-patriote Hepburn et par 400 Allemands au service deSuède, que les gros temps avaient également forcésde relâcher dans ces parages : leurs forces, ainsiréunies par le hasard, s’étalent aussitôt mises en cam-pagne, et l’ennemi, successivement chassé des postesqu’il occupait dans la Poméranie orientale, n’y con-serva bientôt plus que la place de Kolberg.
Cette ville était regardée comme une des plusfortes de l’Allemagne, et bien que sa garnison, com-mandée par Franz de Mcers, ne se composât que de•1,700 fantassins et de quelques cavaliers, Gustave-Adolphe s’était contenté de la faire bloquer, après laprise de Wolgast, par un corps peu nombreux auxordres de Knyphausen. Un peu plus tard, cepen-dant, ayant appris qu’Ernest Montecuccoli s’avançait