de Garz avec 2,000 fantassins et 2,000 cavaliersdans la vue de délivrer Kolberg, Knyphausen appelaà lui Monroë et Hepburn et demanda du secours àGustave Horn, qui, arrivé dans l’intervalle à Stettin,y avait pris le commandement en attendant le retourdu Roi. Horn s’empressa d’envoyer Baudissin etTeuffel avec 1,000 cavaliers et 1,500 mousque-taires, et Monroë alla s’enfermer dans le château deSchiefelbein, qui barrait la route de Garz à Colberg,pour retarder la marche des Impériaux jusqu’à ceque ces renforts fussent arrivés. Knyphausen, ayantopéré sa jonction avec Baudissin et Teuffel, se portaau-devant de Montecuccoli, qu’il trouva en positionà Gross-Jestin, à quatre lieues de Kolberg; mais l’en-nemi n’attendit pas son attaque, et, désespérant des’ouvrir le chemin de la place, se déroba à la faveurde la nuit. Il ne se retira pas toutefois si vite que soninfanterie ne fût rejointe par les cavaliers de Bau-dissin : il est vrai qu’elle les arrêta par un feu si biendirigé qu’ils abandonnèrent la poursuite. Tandis queMontecuccoli regagnait Garz, Knyphausen reprenaitle blocus de Kolberg, qui ne tarda pas à être trans-formé en siège régulier : la place ne capitula, néan-moins, qu’au printemps suivant.
Les Impériaux comptaient que l’hiver, qui, cetteannée-là, s’annonça dès le mois d’octobre avec unerigueur inaccoutumée, interromprait les opérationsdu roi de Suède. Le colonel autrichien Kratz, envoyépar Conti pour pressentir les intentions de l’ennemi àcet égard, chercha à persuader aux officiers suédoisqui le reçurent, qu’il était de l’intérêt des deuxarmées de suspendre les hostilités pendant la mau-