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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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vaise saison : « Cest une chose connue, dit-il, quelarmée impériale ne manque ni dhommes ni de vivres,et même quelle ne redoute aucun ennemi; mais il estpeu glorieux pour un soldat de lutter contre la neigeet la glace, au lieu dennemis bien armés, et voici lemoment de se procurer de bons quartiers ('). » Cetteinsinuation resta complètement sans effet, car, bienloin de songer à conclure une trêve, Gustave-Adolphese proposait de mener la campagne plus vigoureuse-ment que j amais : lhiver nétait guère fait pour effrayerses soldats, habitués à un climat autrement rude quecelui du nord de lAllemagne, et il ne devait pas man-quer de profiter de ses avantages sur une armée moinsendurcie aux fatigues et aux intempéries.

Lenvoyé officieux de Conti dissimulait dailleursla vérité quand il représentait les troupes impérialescomme abondamment pourvues et animées des meil-leures dispositions : tout au contraire, après avoirgaspillé les ressources du pays, elles ny trouvaientmême plus le nécessaire, et manquaient à la fois depain, de vêtements, de munitions, de fourrages; leRoi savait dautant mieux à quoi sen tenir sur leurvéritable état, que, chaque jour, la faim et le froidpoussaient dans son camp de nombreux déserteurs.Conti, peu satisfait lui-même des faibles moyens quonmettait à sa disposition pour résister aux Suédois,demanda et obtint son rappel ; il fut remplacé par lefeld-maréchal Hainbald de Schaumburg, vieil offi-cier ayant passé par tous les grades et que sa bra-voure avait élevé aux premiers emplois, mais qui,

(*) Fryxell.