— 80 —
Cependant, Schaumburg avait dû étendre un peuses cantonnements pour échapper à la famine ; il gar-dait le gros de ses troupes à Garz, sous son comman-dement direct ; le reste avait été réparti entre Pyritzet Greifenhagen, sur la rive droite de l’Oder. Cesmouvements avaient attiré l’attention de Gustave, qui,supposant que les Impériaux se préparaient à tenterde nouveau le secours de Kolberg, résolut de portertoute son armée sur flhna, entre Stargard et Goll-now. Horn, chargé depuis peu de la direction dusiège de Kolberg, reçut l’ordre de fermer, au moyende redoutes, toutes les avenues de la place du côté dusud, et d’envoyer à Gollnow les troupes dont il pour-rait disposer; les garnisons dispersées dans les petitesplaces, de Stettin à la mer, furent également rappe-lées sur l’Ihna, et Baner dut lever le blocus deDemmin pour revenir à Stettin. Le Roi ne tarda pasà se convaincre que Schaumburg ne méditait aucuneentreprise sérieuse et ne cherchait, pour le moment,qu’à se procurer de meilleurs quartiers. Il conçutaussitôt le projet de profiter de cette dissémination del’ennemi et de la concentration de sa propre arméepour s’emparer au moins de la position avancée deGreifenhagen, qui, aux mains des Impériaux, consti-tuait une perpétuelle menace pour Stettin, en mêmetemps qu’une base commode pour leurs opérationsdu côté de Kolberg.
Les troupes réunies à Greifenhagen s’élevaient à2,500 hommes ( J ), la plupart fantassins, et étaientcommandées par Don Fernando di Capua, officier
(') Khevenhüller ; Grimoard dit : 3,000 hommes.