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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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indigne conduite autorisait les Suédois à user dereprésailles. » Au reste, on devait voir peu après,à Magdebourg, de bien plus effroyables scènes decruauté.

La perte de Neu-Brandenburg, dailleurs, com-pensée par la prise de Ivolberg (12 mars) ( ! ), ne dé-tourna point Gustave de son entreprise sur Francfort,dont il poussait les préparatifs avec la plus grandeactivité; le Roi jugea que le meilleur moyen dem-pêcher Tilly de profiter de sa conquête et de con-tinuer sa marche vers la Peene, cétait de savancer deson côté vers le sud. Il venait dordonner aufeld-maré-chal Ilorn, que la capitulation de Ivolberg rendaitdisponible, de passer avec 7,000 hommes sur la rivegauche de lOder et de prendre position à Friedland(in-Mecklenburg), pour couvrir, de concert avecBaner, le siège de Greifswalde ; lui-même quittaStettin avec 10,000 fantassins et 5,000 cavaliers,remonta lOder et vint sétablir entre Vierraden etSchwedt, dans une presquîle formée par un bras du

(') La ville ne se rendit quaprès avoir épuisé toutes ses res-sources et lorsquelle eut perdu tout espoir dêtre secourue.

« Cette place est devenue célèbre par la bonne conduite de sescommandants et na manqué jusquici que par le défaut devivres », écrivait le colonel Stammfort en 1770; on sait quelle afourni depuis, en 1807, une résistance encore plus glorieuse, flest à regretter quon ne connaisse pas exactement le nom dubrave commandant qui dirigea la défense en 1630-1631; nouslavons appelé Franz de Moers d'après Puffendorf et les histo-riens allemands; mais Mauvillon, le général de Grimoard etdautres auteurs disent quil se nommait Julian. Notons encore,car le fait est assez rare à lépoque, que les Suédois ne purentdébaucher quune faible partie de la garnison, qui avait obtenules honneurs de la guerre et se retira à Landsberg.