99 —
Dès le lendemain de la prise de Francfort, l’arméesuédoise se rassembla dans une plaine située surla rive droite de l’Oder, à l’exception de 6 régi-ments j 1 ), destinés à rester dans la place sous lecommandement de Leslie. Un corps mixte d’infan-terie et de cavalerie, aux ordres de Baudissin, futchargé de nettoyer d’ennemis la région compriseentre l’Oder et la Wartlie; il dissipa un rassemble-ment de cavalerie impériale près de Reppen, s’em-para de Krossen, au confluent de l’Oder et de laBober, et envoya des partis jusqu’en Silésie. Quunfau Roi, résolu à compléter la prise de Francfort parcelle de Landsberg, il prit avec lui 2,200 hommesd’infanterie et 800 chevaux et remonta la rive gau-che de la Warthe, tandis que Horn, appelé de Garz,s'avançait par la rive droite pour resserrer la ville.
Landsberg, plus avantageusement situé que Franc-fort et couvert par de vastes marais, avait une gar-nison de 4,500 hommes (dont 1,500 cavaliers), der-niers restes de l’ancienne armée de Torquato Conti ;le colonel Kratz y exerçait toujours le commandement.Les assiégés, ayant la supériorité du nombre et de laposition, auraient pu résister longtemps; mais despaysans indiquèrent aux Suédois un chemin ignoré àtravers les marais qui permettait de s’approcher à unedemi-portée de canon de la place. Kratz, surpris devoir l’ennemi déboucher par un côté réputé impra-ticable, et enlever à l’improviste un des ouvragesavancés, ordonna une sortie qui fut repoussée et danslaquelle son fils fut tué; c’est alors que, découragé et
C) 14,000 hommes, dit le Soldat suédois.