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pompeusement Schiller, les libertés germaniques se-relevèrent triomphantes ».
Le 7 juillet, après s’être arrêté peu d’instants àBerlin, Gustave arriva au camp de Brandenburg, et,dès le lendemain, il en repartit avec 6,000 cavalierset 2,000 mousquetaires pour marcher sur Jerichow.Il espérait y surprendre le passage de l’Elbe ; maisil en fut empêché par la vigilance de Pappenheim,qui, à la nouvelle du mouvement des Suédois, s’étaitporté de Magdebourg à Tangerniünde.
Le Roi résolut alors, pour l’obliger à décamper, delui donner de l’inquiétude pour Magdebourg, et ilremonta rapidement la rive droite de l’Elbe jusqu’audelà de Burg, qu’il enleva en passant. En effet, Pap-penheim revint en toute hâte s’établir sous la place ;mais alors le Roi se déroba, se porta rapidement àJerichow et détacha une avant-garde aux ordres ducolonel Rantzau (*), qui passa l’Elbe au-dessus deTangermünde et s’empara de cette ville, où il n’y avaitqu’une centaine d’hommes. Le matériel et les nombreuxbateaux qu’ony trouva permirent d'établir un pont surlequel passa le gros de l’armée. Aussitôt, Baudissin selança en avant avec sa 'cavalerie et poussa jusqu’àWerben, au confluent de la Havel et de l’Elbe.Gustave, averti que cette position se prêtait fort bienà l’établissement d’un camp retranché, vint la recon-naître et résolut d’y installer son armée. Werben està quelque distance de la rive gauche de l’Elbe, bor-dée en cet endroit de prairies inondées en hiver, maisparfaitement asséchées au mois de juillet, que limi-
(*) Depuis maréchal de France.