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tent du côté de la ville de très fortes digues destinées^à arrêter le débordement des eaux. Le Roi assitson camp derrière ces digues, qui lui servirentde retranchements pour couvrir son front, tandisqu’il avait le dos et les flancs appuyés à l’Elbe. Unpont de bateaux jeté sur le fleuve fit communiquerle camp avec Havelberg, qui venait d’être emportéd’assaut par Baner, appelé de Brandenburg (23 juil-let). Le 25, toute l’armée du Roi était réunie à'Werben, à l’exception des garnisons indispensableslaissées à Spandau, Fehrbellin, Brandenburg etRatlienow.
Lorsque Pappenheim vit que Gustave-Adolphe pa-raissait vouloir sérieusement prendre pied sur larive gauche de l’Elbe, il s’empressa d’en avertir Tilly,et, comme il craignait d’être attaqué par des forcessupérieures avant l’arrivée du généralissime, il seretira à Halberstadt, après avoir mis Magdebourg enétat de défense. Tilly, qui était à Eschwege,tout prêtà entrer en Hesse, dut renoncer à poursuivre sacampagne contre le Landgrave; il rassembla sesquartiers à Mülhausen, ne laissant dans le pays quequelques troupes aux ordres de Kratz, puis s’avançaà marches forcées par Mansfeld, Aschersleben et Mag-debourg, qu’il ne fit que traverser, sur Wollmir-stædt, où Pappenheim le rejoignit le 27. Son inten-tion était d’attaquer le Roi avant que celui-ci eûtachevé de se retrancher; mais ses troupes étaienttrop fatiguées pour qu’il pût leur demander ce nou-vel effort, et il se borna à envoyer 4 régiments decavalerie à Angern, Bendorf et Burgstall, pouréclairer la route de Tangermünde.