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teur de Bavière à venir l’y rejoindre. Maximilien,qui craignait à chaque instant de voir arriver lesSuédois, abandonna volontiers Ratisbonne et prit saroute par Amberg et Weiden. Il est à remarquerqu’au moment où le duc de Friedland désignait ainsiEger comme point de réunion des deux armées, cetteville était encore occupée par une garnison saxonne ;mais il ne s’attendait vraisemblablement pas à trouverlà une grande résistance, et en effet, la place se ren-dit dès que les troupes impériales parurent; Wald-stein envoya sa cavalerie légère au-devant des Bava-rois, qui atteignirent le 22 juin les environs d’Eger.Le généralissime se trouva dès lors à la tête de plusde 60,000 hommes, et ne douta plus d’avoir raisondu roi de Suède.
Gustave-Adolphe avait pourtant fait diligence pourtâcher de couper la retraite à l’armée bavaroise. Dèsqu’il avait appris (à Memmingen) la prise de Prague,il avait rapidement concentré ses troupes à Donau-wœrth; mais, ne sachant si Waldstein'poursuivraitses opérations contre les Saxons, ou bien opéreraitde concert avec Maximilien dans le haut Palatinat,il avait résolu d’attendre les événements. Malheureu-sement, il ne put être informé à temps du départprécipité des Bavarois, et quand il se lança sur leurstraces, ils avaient déjà pris une avance considérable.A Sulzbach, où il arriva le 23 juin, il se convainquitde l’inutilité de la poursuite et s’arrêta de nouveau,cherchant à découvrir le dessein de ses adversaires.Bientôt, averti que Waldstein s’avançait par Vir-schenreut sur Weiden, il prit le parti de se retirersur Nurenberg, de s’y établir fortement comme il