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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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avait fait lannée précédente à Werben, et dy défierlattaque de lennemi, en attendant quil pût y êtrerejoint par toutes les forces quil avait dans louest etle midi de lAllemagne.

Cette détermination du roi de Suède a été lobjetde vives critiques. Il est certain quelle lui fut inspi-rée tout dabord par le sentiment de son inférioriténumérique. Ayant laisser Bernliard de Weimaren Souabe, pour achever la pacification et la con-quête de cette région, et Baner à Donauwœrth, pourgarder ce passage important, il ne disposait plus quede 18,000 hommes (16 régiments dinfanterie et150 compagnies à cheval), avec 60 canons soit àpeine le tiers des forces que Waldstein menait contrelui. Mais cette infériorité même ne lui commandait-elle pas de se replier sur le haut Danube, ou mieuxencore sur le Main, sa vraie base dopérations, afindy réunir ses troupes dispersées? Ce nétait, évidem-ment, pas en senfermant dans un camp retranché, il pouvait être forcé ou, en tout cas, affamé à lalongue, quil devait se flatter de hâter et de faciliterla concentration de forces qui était alors pour lui lagrande affaire. A la vérité, comme le dit Clausewitz,Gustave avait pleine confiance dans son génie etdans sa fortune; toutefois, cela ne suffit pas pourexpliquer sa conduite, et il faut en chercher les mo-biles dans des préoccupations dordre politique qui,cette fois encore, lemportèrent sur les considérationspurement militaires. Si le Roi se repliait sur sesrenforts, il reprenait à coup sûr tous ses avantages,mais il perdait non moins sûrement Nurenberg, àqui Waldstein et Maximilien se promettaient bien de