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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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de nouveaux progrès. Il obtint lautorisation quilsollicitait, à la condition quil semparerait toutdabord de la citadelle de Halle, le Moritzburg.

Mais ce nétait nullement dans le dessein deprendre ses cantonnements que Gustave sétait arrêtéà Naumburg. Il avait récemment passé une revueminutieuse de son armée et lavait trouvée fortréduite : plusieurs régiments étaient complètementfondus, tous les autres plus ou moins affaiblis; autotal, il lui restait 12,000 hommes de pied et 6,500chevaux. Dans ces conditions, le Roi avait cru pru-dent dattendre larrivée du duc de Brunswick-Lune-bourg, à qui il avait écrit de le rejoindre, et il avaitinvité, dautre part, lélecteur de Saxe à lui amenerson armée, alors réunie à Torgau. Il ne savait pas alorsque ces deux prétendus alliés navaient nullementenvie dunir leurs efforts aux siens. Jean-Georges,tout en appelant les Suédois à son aide, ne souhaitaitpas moins dêtre délivré de Gustave que de Wald-stein; il voulait les laisser ou pour mieux dire lesmettre aux prises, se réservant dintervenir avec destroupes fraîches quand ils auraient usé leurs forceslun contre lautre; en un mot, il revenait à sesanciens projets de médiation armée, et le duc deBrunswick-Lunebourg était le premier prince qui fûtentré dans ses idées.

Le roi de Suède, il est vrai, ne put pas saperce-voir immédiatement de leur mauvaise volonté, carà peine eut-il été averti, par une lettre interceptée,du départ de Pappenheim, quil résolut de marcheraux Impériaux. Ayant donné 40,000 hommes à sonlieutenant, et venant den envoyer encore 5 à 6,000