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Précis des campagnes de Gustave-Adolphe en Allemagne (1630-1632) : précédé d'une bibliographie générale de l'histoire militaire des temps modernes
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laction, puisque, malgré labsence de Pappenheimet de Gallas, il disposait encore de 23,000 à25,000 hommes; après larrivée de Pappenheim,devançant son infanterie avec ses 7,000 cavaliers,larmée impériale pourrait mener de 30,000 à32,000 hommes au feu.

Des deux côtés, les dernières dispositions étaientprises au lever du jour; mais la matinée du 16 no-vembre fut obscurcie par un brouillard si épais, queles deux armées, quoique très rapprochées lune delautre, ne pouvaient pas sapercevoir; le Roi profitade ce répit pour parcourir les rangs et adresser àchaque corps, dans sa langue, quelques paroles sim-ples et énergiques. Suivant son habitude, il ne por-tait sur son habit de drap quun simple pourpoint oucollet de peau de buffle, la blessure quil avait reçueà Dirschau, pendant la guerre de Prusse, ne luipermettant plus dendurer une cuirasse. On célébraensuite le service divin et toute larmée entonna lepsaume de Luther : Eine Feste Burg ist unserGott. Pendant ce temps, le duc de Friedland,quune violente attaque de goutte empêchait de setenir à cheval, se faisait porter en litière devant lefront de ses troupes. Il ne leur adressa pas la parole,mais « par sa seule présence, par la sévérité de sonsilence et de son regard, il semblait faire entendre àses soldats, quainsi quil était accoutumé de faire, illes récompenserait ou châtierait selon quils auraientbien ou mal fait en cette importante occasion f 1 ) ».

Vers onze heures, le brouillard ayant commencé à

(*) Mémoires de Richelieu.