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HÉR1C0UKT, LA CLUSE.
plications. A peine ajoutait-il un mot de blâme discret :« Votre dépêche de 8 h 40 m’a fait plaisir. Je persiste néan-moins à croire que vous auriez pu troubler davantage l’en-nemi, et nous aviser plus tôt de cette marche, que très cer-tainement vous n’avez cru ni si rapprochée de vous, ni siconsidérable. J’ai pleine confiance dans votre talent que je re-connais même exceptionnel. Mais le talent ne suffit pas, ilfaut aussi vouloir. Je crois donc que si vous voulez, et j’es-père que vous le voudrez, vous pourrez faire plus de mal àl’ennemi '.... »
Déjà il était trop tard pour assurer la retraite de Bourbaki.Comme nous l’avons dit, la Délégation avait d’abord eu lapensée de diriger le 25 e corps sur Troyes ou Chaumont. Ladéfaite de Clianzy au Mans fit abandonner ce projet. Puis,devant l’impuissance de Garibaldi, M. de Freycinet se de-manda s’il n’y avait pas à le reprendre, du moins en partie.Des ordres furent donnés (18 janvier) pour le transport d’unedivision de Vierzon à Dijon. Mais on y renonça presque aus-sitôt. Ces troupes furent simplement dirigées sur Nevers * 1 2 etl’armée des Vosges resta livrée à ses seules forces.
Le 17 janvier, Garibaldi lui avait donné la répartition sui-vante : l’artillerie, le génie, la majeure partie des corps iso-lés et la2 e brigade étaient cantonnés dans Dijon. La S'occu-pait le faubourg d’Ouche. La l re occupait Pasques, Etaules,Prênois, Darois, Hauteville, Fontaines-les-Dijon ; la 3”, Fla-vigny, Sombernon, Velars, Plombière, Talant, le faubourgSaint-Bernard; la 4 e était vers Fontaine-Française 3 . L’ef-fectif total atteignait environ 20,000 hommes. En outre, legénéral Pellissier disposait à Dijon, Auxonne, Nuits et
Dijon et Gray, de manière à troubler sa marche et à protéger les positions deGray et de Dijon. » Dans une dépêche du meme jour (Bordone, p. 361), Bor-done répondait fort justement aux reproches do M. de Freycinet : «... .J'ai sousles yeux les dépêches où vous me dites que je no dois pas quitter-Dijon avantnouveau concert avec vous....»
1. Télégramme du 18 janvier, 3 h 40 du soir.
2 . Télégrammes du 18 janvier, 8 h i5 du soir, M, de Freycinet à Gambetta; du18 janvier, n h 20 du soir, M. de Freyciuetà M. Audibert et à la direction de laCompagnie d’Orléans; du 22 janvier, i h 50 du soir, M. de Freycinet à M. Audibert.
3. Ordre du 17 janvier.