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Campagne de l'Est en 1870-1871 / Pierre Lehautcourt
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NUITS, VILLERSEXEL.

sur elles. Il nen poursuivit pas moins la préparation du mou-vement quil avait en vue. La colonne Perrin, renforcée le 27dun bataillon, était le 29 à Baume-les-Dames. De ellese portait sur Mélisey, au nord de Dure, elle arrivait le2 novembre l .

Une autre colonne, celle du colonel Varaigne, se dirigeaitle 27 sur Ougney, pour couvrir la droite de Garibaldi aunord-est de la forêt de la Serre. Elle contribuait égalementà « donner de lair » aux troupes de Besançon.

A ce moment, larmée de lEst comptait deux divisionsorganisées, 20,000 hommes environ, non compris la colonnePerrin et une réserve de 1,500 hommes. Les éléments dune3 e division commençaient à se grouper sur la rive gauche duDoubs, sous les ordres du capitaine de vaisseau Rolland.Dans une dépêche au ministre de la guerre (28 octobre),Cambriels affirmait que lorganisation de ces troupes étaitsuffisante pour quelles pussent prendre part à des opérationsactives. 11 était temps quelles cédassent leur place à dautresdestinées, elles aussi, à sy organiser. Le général ajoutait,fort justement : «_Tout avantage remporté_ par lar-

mée de Besançon aura une influence capitale sur les opéra-tions des autres armées, parce quun succès dans lEst peutcompromettre la retraite de lennemi et mettre dans lem-barras les troupes mêmes qui nont pas pris part à laction,tandis quune victoire, même aux environs de Paris, ne peutdésorganiser que les corps darmée.... ayant pris part aucombat....» On voit saffirmer dans cette dépêche, une foisde plus, lidée maîtresse de lexpédition de Bourbaki.

Mais le général Cambriels ne devait pas mener à bien cesprojets. Sa blessure sétait rouverte, mettant sa vie en dan-ger; il fut contraint de réclamer son remplacement. La Délé-gation, qui parut voir cette demande avec regrets, ne crut pasdevoir en ajourner la solution. Le commandant de la cava-

1 . A lapproche des troupes allemandes qui allaient investir Belfort, celtecolonne se reporta sur Clerval et lIsle. Elle fut disloquée le 9 novembre elrépartie entre la 3 e division et la réserve de larmée de lEst (Brisac, Journalde marche du 2 e bataillon de la garde nationale mobile de la Meurthe).