CHAPITRE XXIII
COMBAT DE VILLEKSEXEL(9 janvier).
Théâtre de l’action. — Premier combat. — Prise de Villersexel. — Le 18 e corps. —Combat de Marat. — Deuxième combat de Villersexel. — Reprise de la ville. — Ré-sultats du combat. — Réflexions.
Villersexel est un bourg de 1,400 habitants, situé sur larive gauche de l’Ognon, qui, dans cette partie de son cours,forme plusieurs bras, bordés de prairies humides, parfoismarécageuses. Un pont de .200 mètres le relie à la rive nord.Au delà s’étend une bande de terrain découvert qui s’élèveen pente douce vers le nord-ouest. Puis vient le massif fores-tier du Grand-Fougeret, qui s’étend jusqu’auprès d’Aille-vans. A l’ouest, une série de bois moins étendus dessine undemi-cercle autour de Marat et d’Esprels. Un ruisseau, leLauzin, les sépare du Grand-Fougeret; il se jette dans l’O-gnon près de Moirnay.
Villersexel occupe en partie une croupe dont l’axe estparallèle à l’Ognon ; elle est dominée à l’est et au sud-estpar le terrain d’alentour, auquel elle se relie par de mollesondulations. Il en résulte que le bourg est entièrement cachéaux vues d’un spectateur débouchant du sud et de l’est.Dans ces deux directions ses abords sont ondulés, plantés devignes ou découverts. Vers le nord, des pentes très raidesunissent cet ensemble à la vallée de l’Ognon. C’est sur elleset sur la croupe dont nous avons parlé que s’élève Villersexel,en deux quartiers distincts, haut et bas, reliés par des ruesfortement inclinées.
Entre la rivière et le pied des hauteurs s’allonge uneétroite bande de terrain, occupée par une rangée irrégulièrede maisons; d’un côté elle aboutit au pont et de l’autre àune prairie.