218 NUITS, VILEERSEXEL.
blies dans les bois des Brosses et du Chassois 1 . V. der Goltzse crut même assez fort pour détacher à Villersexel neufcompagnies avec le lieutenant-colonel Nachtigal. Elles de-vaient relever les fractions de la 4 e division de réserve, pourleur permettre de marcher vers Belfort. Malheureusement,la division Feillet-Pilatrie ne mit pas à profit l’affaiblissementde nos adversaires.
Sur les entrefaites, le général Billot avait envoyé plusieursofficiers à l’amiral Penhoat pour presser sa marche sur Vil-lersexel. En même temps i l in vitait les généraux Bonnet(3 e division) et Brémond d’Ars (division de cavalerie) àquitter les cantonnements qui leur étaient assignés pour mar-cher sur Esprels. Nous verrons plus loin quel fut le rôle dela division Penhoat. Quanta celle de Feillet-Pilatrie, le restedu jour elle conservait à peu près les mêmes positions. Pour-tant des francs-tireurs, établis dans le Jbois des Brosses, prisde panique, se repliaient en entraînant une compagnie du9 e chasseurs. Mais le commandant Libermann ralliait cettedernière et se maintenait dans le bois, tout en réclamant, pardeux fois, des renforts. En l’absence des divisions Penhoat etBonnet, qui n’arrivaient pas encore, le général Billot ne croyaitpas devoir disposer de la brigade Robert, jusqu’alors restéeinactive. Heureusement la réserve d’artillerie du 18 e corpsatteignait Esprels et venait prolonger les batteries de Feillet-Pilatrie. Peu après, le général Brémond d’Ars débouchaitégalement avec trois régiments ; le 5“ dragons et le 5 e cuiras-siers de marche prirent position en arrière et à droite de l’ar-tillerie, près du cimetière. Le 2 e hussards démarché se portavers Marat, pour menacer, au besoin, le flanc droit de v. derGoltz.
Ces dispositions prises, le général Billot crut pouvoir enfindisposer de la plus grande partie de la brigade Robert ; illaissa un bataillon seulement en réserve près du cimetièred’Esprels.
J, Dons son rapport, lo général Billot attribuo à l'ennemi l'intention do nousdéloger d’Esprels et d’Antrey. D’après VÉtat-major prussien, v. der Goltz n’au-rait eu d’autre but que de garder Moimay.