27g ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. IL
’Kótéî < 3 a Sc d’une frise circulaires qui renferment un cartel dans lequel est une inscription. Cegenre de décoration dont nous n avons que trop d exemples, est une licence qui
.doit s’éviter dans toute ordonnance régulière, pour les raisons que nous avons
-dé)a observées plus d’une fois. Les murs de face qui accompagnent cette porte fontornés de chaînes de refends dont les intervalles font revêtus de tables saillan-tes d’une proportion assez convenable à l’Ordre moyen qui préside dans la déco-ration de ce frontispice. Ces murs font couronnés d’une balustrade dont la hauteurs’unit avec celle de i’entablement de la porte. A i’égard des pavillons des extré-mités, de cette façade, ils se ressentent de la négligence qui se remarque dans ladécoration des ailes de ce bâtiment. Nous avons dé j a blâmé cette négligence ex-térieure que l’on apperçoit dans la plupart de nos édifices un peu considérables, oùla façade du côté de la rue n’annonce point la magnificence intérieure, ce qu’ilseroit cependant nécessaire d’obferver pour la décoration d’une Capitale.
Elévation du côté de la cour. Planche III.
L’avant- corps du milieu de cette façade occupe sept ouvertures de croisées ; ilsemble beaucoup trop considérable pour l’étendue du bâtiment Sc par rapport auxarriere-corps qui parodient inégaux entr’eux, l’aiíe droite étant moins élevée quel’aiíe gauche , ainsi que nous savons déja remarqué Sc qu’o n peut le voir dans lesdeux coupes des extrémités de cette élévation. L’inégalité des trumeaux de l’avant-corps produit un défaut de simétrie qui n’est pas excusable, quoique les opposés soientégaux. Le fronton qui couronne l’Attique Sc quin’est point soutenu dans la hauteur dubâtiment par un corps particulier paroît ajouté après coup, il falloit laisser régner la man-sarde, ou continuer ì’Attique , comme onl’a observé dans la façade du côté du jardin.Au surplus l’un Sc i’autre parodient également inutiles dans ce bâtiment, où il est con-tre la bienséance d’appercëvoir au-dessus des appartemens habités par des maîtresde la premiere importance, des logemens destinés à des hommes subalternes, cequi donne à cet Hôtel l’aspect d’une maiíbn particulière plutôt que celui d’un édi-fice considérable, principalement, ici où la décoration n’a rien de recommanda-ble que quelques ornemens distribués fans choix Sc fans convenance. D’ailleursles archivoltes qui retournent fur les impostes ne font pas à imiter, non plus quela largeur des corps ou chaînes de refend qui est fans proportion, enfin l’on peutobserver que les combles de ce bâtiment íbnt trop considérablement élevés rela-tivement à la hauteur de la façade.
Elévation du côté du Jardin. Planche IV.
Cette façade est plus régulière que celle dont nous venons de parler ; un avant-corps de trois arcades en occupe le milieu, deux pavillons de trois croisées enterminent les extrémités, Sc les arriéré - corps en contiennent le même nombre.Cette uniformité est cependant peu convenable dans les dissérens ressauts d’une faça-de où le nombre 2,3,5 préférable, à moins que l’étendue du bâtiment nepermette pas cette différence, auquel cas il vaut mieux n’affecter qu’un avant-corps dans le milieu ou deux pavillons aux extrémités, autrement cette égalitéproduit un effet désagréable, ainsi qu’on peut le remarquer dans cette élévation.II est vrai que les trumeaux d’inégale largeur forment des espaces différens dansles arriere-corps ; mais comme ce qui se remarque essentiellement au premier aspect dans un bâtiment est la comparaison des pleins avec les vuides, lorsque leurnombre est en raison «Légalité, l’on fait involontairement abstraction de la diffé-rente largeur des trumeaux pour ne remarquer que les bayes des croisées, Sc lorsquelles se rencontrent les mêmes par-tout, elles produisent une monotonie qui