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2 (1752) La Description des principaux Edifices du Quartier du Luxembourg, avec ceux de la Cité, du Quartier St.Antoine & du Marais
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ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. III.

DE U0R1GINE ET DE LA CONSTRUCTION DES THEATRES DES ANCIENS,DE CEUX QUI EN ONT FAIT BATIR ,à

Traduit de Flntroduction que le Chevalier Charles Font ana a mise à latête de la description & des desseins de f Amphithéâtre Flavien.

'Des Théâ-tres desAncieas.

De la premiere invention ou da premier établffement des Théâtres .

Tout ce que les Auteurs disent sur cette matière sait croire que f invention des Théâtres est plus ancienne que celle des Amphithéâtres ; les premiers ont commencé dans dautres états avant quii fut question de la puissance Romaine. Selon Cassiodore, dans le Livre X de ses Epîtres, elle fut trouvée par les Paysans,, de la Grece qui avoient coutume de sassembler les jours de Fêtes dans les Villes

Sc dans les bois, pour y faire toutes fortes de sacrifices Sc de jeux en fhonneur de leurs Dieux. Ils donnoient à ces Théâtres différentes formes dont les plus grandes étoient obliques , Sc disposées de façon que chacun pût voir tout ce que Ton fai- soit au milieu : avec le tems on en érigea dans les Villes des Athéniens avec plus5 , dordre Sc de goût ; peu de tems après Denis les perfectionna en y ajoutant bien des choses, on en construisit quelques uns dans fille dAntirode près dAlexan-drie Sc en dautres lieux , fur lesquels on célébroit certains jeux, mais feule* ment en f honneur de Bacchus.

,, Lffnvention des Théâtres passa des Grecs (f) chez les Romains, fan de leur5 , Ville 391 , fous les Consulats de C. Licinus Stolon & de G. Sulpitius. II régnoit alors une maladie incurable à Rome , à laquelle f esprit humain ne trouvant au- cunremede, les Romains saviserent de recourir à leurs faux Dieux; ils institue- r ent différentes Fêtes pour appaiser la Divinité quils croyoient irritée. Ces Fêtes fe célébroient fur des Théâtres, Sc afin quelles le sussent avec plus de pompe Sc de cérémonie, on fit venir à cet effet des gens de la Toscane qui dansoient certains ballets au son de plusieurs fortes dinstrumens. Le Peuple prit tant de goût à cette nouveauté Sc en fut si possédé , que ne íe souciant presque plus des exercices Militaires, il commença à sadonner avec passion à de pareilles vani- tés ; on y ci toit des vers fans chant, Sc cet usage continua pendant cent vingt- deux-ans; après lesquels le goût augmentant, L. Andronicus y ajouta la Fable,,, ensorte que ce qui étoit au commencement un simple jeu devint un Art, qui selon la qualité des sujets qui y étoient traités se divisait en différentes especes. Car si lon introduisoit dans la Fable des Rois Sc de grands Seigneurs, elle étoit,, appellée Tragédie , Sc les vers étoient, suivant le sentiment dOvide, dun stile plus grave; si cétoient des pieces amoureuses, gayes Sc divertissantes, on les nommoit Comédies : Sc les autres il y avoit de la critique Sc de la íàtyre por-toient le nom de Pafiorales.

De la différence qu U y a entre le Théâtre & P Amphithéâtre.

La différence qu il y a entre íe Théâtre Sc f Amphithéâtre, consiste en ce que,selon Varron, le Théâtre est composé de la figure dun demi cercle Sc dun pa-

(z) Voyez ce que Vitruve rapporte sur la maniéré de construire les Théâtres des Grecs, Liv. V. Ch. VIII. p. 170.lan. XLV. & ce quil dit de ceux des Romains, Liv. V. Chap. III, 1 ^, V, VI, VII, p. r q8 Lc suiy. Plan. XLII,

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Plan. aìj v. <Sc ce qu

XLIII & XLIV.