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2 (1752) La Description des principaux Edifices du Quartier du Luxembourg, avec ceux de la Cité, du Quartier St.Antoine & du Marais
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ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. III.

* De la définition de la Scene & de Jes qualités .

DesTstéS- Caíîîodore donne la définition de la Scene, Sc il dit que la Scene ejl le front duAnciens. » Théâtre , ou le lieu far les ASÏeurs fortoient & sav ans oient jusquâ lavant-fene poury, jouer leurs rôles. Isidore , Liv. 17. Cfiap. 43 , dit que la Scene ejl un lieu fur le Thêâ -^tre qui ejl bâti & élevé comme une maijon avec le pupitre , lequel ejl aujjì nommé Or --, cheflre. Les Acteurs comiques Sc les tragiques y chantoient, Sc les Histrions y.3, dansoient ; aujourdhui on appelle ce lieu anti-fcene ou avant-fcene.

Les définitions rapportées par les deux Auteurs que nous avons nommés, doi-,,, vent sentendre de luíàge Sc de la coutume des Grecs, que les Romains ont

après imités en partie. Cependant nous ne manquerons pas dobserver que la Scene a eu des commencemens foibles & conformes à lancienne Sc originaire simplicité des Théâtres, enforte que Virgile dit dans le premier Livre de 1 Enéi- de, que les Scenes étoient faîtes de feuilles Sc de branches darbres qui íèrvoient, garantir du soleil; fi nous en croyons Aristide, on commença bien-tôt à les faire de planches, & après on les construisit avec des murailles bien distribuées,3, afín quelies fuífent plus commodes Sc quelles eussent un air plus noble. Pour3, orner davantage ces murailles , on y peignoit diverses choses qui fe rappor-,, tòient, ou étoient nécessaires à ce que Ton récitoit. Ces ornemens furent3 , ensuite changés selon les pieces que lon y représentoit, cest-à-dire aux Tra-3,giques, elles étoient ornées de colonnes, Sc de statues, avec les attributs de la3, Royauté ; aux Comiques, elles létoient de maisons de particuliers, de balcons,3, de vues, de fenêtres, de galleries ouvertes dun côté, de rues, de places, de toursj, Sc de choies pareilles ; Sc aux Satyriques, on les ornoit darbres, dantres, de3, montagnes , de cavernes, de marais, de fleuves , de rochers Sc de forêts.

Des Machines dont on avoit coutume de fe servir dans les Théâtres .

,, Les Théâtres dans lesquels on étoit accoutumé de représenter les actions Tra-3, giques, pouvoient avoir trois machines, cest-à-dire une à droite , une à gauche, Sc une au milieu ; ces machines tenoient dans les Tragédies lieu de portes ou dentrées avec des vestibules ornés dimages de Héros, par lesquels passoient les Acteurs qui jouoient les grands rôles ; lon a vu que cela sest mis en exécution dans la Grece, lorsque lon y a joué lOreste dEuripide, de même que dans3, TAmphitrion de Plaute.

Les anciens Auteurs de Tragédies avoient la coutume dintroduire fur des ma- ctimes les Dieux des eaux: tels étoient Acheloiis, Thetis, Prothée Sc Arethuíè, comme on le voit dans lCEdipe de Sophocle, Sc dans tous les autres Grecs qui3, ont composé des Tragédies. Par ce peu dérudition que nous venons de rapporter à propos des machines, on découvre la grande différence quil y a entre celles3, dont les grecs fe íèrvoient, Sc celles que les Latins inventèrent après, lesquelles3, íont encore bien différentes des nôtres dans le Tragique aussi-bien que dans le3, Comique Sc dans le Satyrique ; cependant elles avoient une apparence plus grande Sc plus agréable.

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