Observa-toire deParis»
5 g ARCHITECTURE FRANÇOIS E, L i v. III.
en î 66 y & tout l’édifìce entierement achevé en 16^2. Louis XIV visita cet édi-fice le 21 Mai 1682, Sc ce furent MM. C a (fini, Picart Sc de la H ire qui expli-quèrent à ce Monarque i’usage Sc la construction des diíferens instrumens qui ont-rapport à T Astronomie.
■Flan du premier étage & élévation du Bâtiment de VObservatoire du coté du Midi.
Planche Premiere.
Flan du Premier Etage. Figure Premiere.
Xa forme de cet édifice est un rectangle d’environ 16 toises fur 14, flanqué de-deux tours pentagonales du côté du midi, Sc dans le milieu d’une des faces duquei,■du côté du Septentrion, est un pavillon extérieurement quarté qui donne entréeau rez-de-chaussée de cet édifice, dans un vestibule à pans, dont la premierevoûte est percée à jour , ainsi qu on peut le remarquer en A , Planche II, FigureII, Sc dans laquelle on peut observer auflì que cet édifice est situé fur u fieesplanade inclinée , de maniéré que le fol B différé de celui C de 14 pieds, cequi fait que le plan que nous nommons ici premier étage, n’est tel que du côtédu Midi, Sc qu’il forme le second étage du côté du Septentrion.
La distribution du plan dont nous parlons n’est autre chose que la répartitionde plusieurs pieces , dont celles marquées C font destinées pour i’ufage particulierde MM. les Académiciens. Il est feulement à observer que la piece CC a été prati-quée depuis dans cette tour, qui originairement étoit fans couverture ni divisions,de planchers, mais en forme de cour, son usage étant pour mesurer la quantitéd’eau qui tomboit fur notre horifon, par le moyen d’une eípece de cuvette de 2pieds en quarté, qui fe vcit encore fur la terrasse fuperieure de cet édifice. Lapiece marquée D est appellée Cabinet des secrets ; elle est terminée en voûte d’ar-rête , Sc c’est une des raisons principales qui fait qu’une personne près d’un desmurs de ce cabinet fe fait entendre à une autre personne près d’un des murs op-poses, fans que ceux qui sont au milieu en entendent rien ( voyez dans le PereKircher fart de construire ces fortes de pieces, <& fartifice dont il faut user pourparvenir à cet effet). La piece E est nommée méridienne , parce que c’est danscette salle que M. Cassini a tracé la ligne méridienne marquée AB qui traversesaxe de cet édifice : l’on y volt auflì une ouverture circulaire marquée L , quiavoit été faite pour observer les degrés décélération de la chute Sc descente descorps en l’air. Cette ouverture perce tous les planchers depuis les souterrains jus-ques fur la terrasse fuperieure de ce monument ( voyez ces ouvertures marquéesD dans la coupe, Planche II, Figure II ). La piece F est un vestibule, qui a unecommunication libre avec la salle de la méridienne ; ce vestibule donne auflì en-trée à un escalier pratiqué pour monter dans les différons appartemens des Aca-démiciens Sc fur la terrasse de ce bâtiment. Ce même escalier descend auflì dansle vestibule au rez-de-chaussée, Sc conduit dans les souterrains connus fous leîiom de Caves de /’ Observatoire , dont nous parlerons dans leur lieu , Planche III.Xa salle marquée G étoit autrefois employée à contenir un grand nombre de
nommer n’étoient pas de lui. Quoiqu’il en soit, l’on ne ture & de Sculpture & de celle d’Architecture à Paris,peut refuser à Perrault un mérite très-supérieur en Ar- sur les Mémoires qu’il en dressa. II étoit de celle deschitectufe , & il n’est pas possible , fans ingratitude pour Sciences & de celle des Inscriptions, & ce fut par son créditles services qu’il a rendu à la Patrie , de lui disputer que ces Académies furent placées dans le Louvre après lale talent qui caractérise un bon Architecte, l’érudition mort du Chancelier Seguier.
d’un homme de Lettres, & les connoissances universelles Lorsque Charles Perrault eut quitté l’emploi de Con-d’un sçavant du premier ordre. trolleur Général des Bâtimens après la mort de Monsieur
L’Áuteur dont nous venons de parler avoit un frere Colbert, il fe dévoua entierement aux Belles-Lettres, & anommé Charles Perrault, né à Paris en 1627 j d a été laissé quantité d’ouvrages fort estimés. Enfin après une vieControlíeur Général des Bâtimens de France ; c’est à lui très-laborieuse il mourut le 10 Mai 170J , âgé de 78M'on est redevable de la création des Académies de sein- ans.